L’ancien VPM et ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, est acculé. Depuis ce matin, une menace de détention en cellule policière pèse sur celui qui était le bras droit de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam. Interrogé Under Warning par des enquêteurs du Central CID, sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, dans l’enquête sur le scandale Betamax avec un contrat jackpot de Rs 10 milliards pour le fret pétrolier de la State Trading Corporation, il devrait être fixé sur son sort d’ici cet après-midi.
Anil Bachoo, qui a retenu les services de Me Yatin Varma, est arrivé peu avant 9 h ce matin aux Casernes centrales. À la mi-journée, très peu d’informations ont filtré quant au déroulement de son interrogatoire. La tendance est que l’ancien No 3 du gouvernement de Navin Ramgoolam pourrait suivre l’exemple de l’ancien directeur général de la STC Ranjitsingh Soomarooah et de l’ex-secrétaire permanent Reshad Hosany, qui ont passé une nuit en cellule policière avant de comparaître devant le tribunal de Port-Louis pour leurs inculpations provisoires dans le scandale Betamax.
Anil Bachoo a été entraîné dans ce maelström politico-financier en tant que ministre ayant piloté ce projet confirmant le choix du groupe Bhunjun pour ce contrat de Rs 10 milliards sur une période de 15 ans. Les dernières révélations au Central CID de l’ancien DPM Rashid Beebeejaun, déclarant avoir été évincé de ce portefeuille au profit d’Anil Bachoo pour avoir osé réclamer que le choix soit fait par appel d’offres, sont considérées comme étant extrêmement accablantes.
L’ancien VPM et ministre des Infrastructures publiques sera également confronté aux menaces et pressions exercées sur le Senior Chief Executive Kandasamy Pather pour la signature de la lettre de janvier 2009 adressée au groupe Bhunjun. Anil Bachoo devra également expliquer pourquoi les autorités n’ont pas choisi le recours à un appel d’offres pour l’adjudication d’un contrat de cette envergure. L’interrogatoire se poursuit toujours…