Après une première manifestation le 1er août 2015 devant la Victoria House, un groupe d’employés licenciés de la compagnie Betonix Ltd a une nouvelle fois manifesté vers midi devant les locaux de la compagnie dans la zone industrielle de La Tour Koenig. Ils insistent sur une seule et unique proposition à leur ancien employeur, qui est un paiement d’une compensation de trois mois par année de service.
Les négociations durant deux précédentes réunions tripartites au ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations industrielles ont buté sur un point essentiel avec, d’un côté, les employés licenciés, soutenus par la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), proposant une compensation de trois mois par année de service, et, de l’autre, la direction de Betonix Ltd préconisant une compensation de six jours par année de service. Face à l’absence de consensus, les employés ont choisi de manifester aujourd’hui devant le quartier général de Betonix Ltd, dans la zone industrielle de La Tour Koenig, pour alerter la direction au sujet de leur sort. Pancartes en main, ils ont scandé leurs droits au travail et appelé à une compensation « décente ».
Quelque 17 employés de cette compagnie ont reçu leur feuille de route en  juillet dernier. La compagnie Betonix Ltd a informé le ministère du Travail de cette décision, évoquant une réduction de son personnel suite à des difficultés financières. Mais le syndicat ne l’entend pas de cette oreille, soutenant que les motifs de licenciements ne seraient pas « justifiables ». Atma Shanto, porte-parole de la FTU, explique : « Nous avons déposé un dossier au ministère pour prouver que les raisons avancées par la compagnie pour effectuer ces licenciements ne sont pas raisonnables. Ces raisons ne tiennent pas la route. Il y a aucune baisse dans le volume de travail. La compagnie, selon nos informations, continuerait à recruter de nouvelles personnes. » De fait, le syndicat de compte pas baisser les bras. En l’absence de consensus satisfaisant, celui-ci annonce des « mesures musclées » dans les jours à venir.
Une source proche du dossier au ministère du Travail indique qu’une enquête est en cours et que face au “dead-lock” dans les négociations au sujet de la compensation, l’affaire sera référée à l’Employment Promotion & Protection Tribunal (EPRT), qui tombe sous l’égide de l’Employment Relations Tribunal (ERT).