Un partage d’expériences et de connaissances entre les membres du personnel de chaque partie. C’est, entre autres, les objectifs d’un Memorandum of Understanding (MoU) signé, en 2014, par la Bibliothèque nationale de Chine et celle de Maurice pour trois ans et qui a été renouvelé ce matin au siège de l’institution mauricienne, à Port-Louis. À cette occasion, la directrice de la Bibliothèque nationale de Maurice, Belinda Ramnauth, a réitéré le souhait de la partie mauricienne d’aller vers la numérisation de ses documents et entend, pour cela, recevoir le soutien de la Chine.
La signature du renouvellement du MoU a été faite en présence notamment du ministre des Arts et de la Culture, Pradeep Roopun, du directeur de la Bibliothèque nationale de Chine (Pékin), Han Yongjin, de Belinda Ramnauth, de l’ambassadeur de Chine à Maurice, Sun Gongyi, et du directeur du Centre culturel chinois, Song Yanqun.
Lors de son discours, Belinda Ramnauth a souligné que la Bibliothèque nationale de Chine est « la plus grande en Asie » et compte quelque 35 000 items. Quant à celle de Maurice, qui existe depuis 1999, elle en compte un peu plus de 500. Cette collaboration entre les deux pays, selon elle, permet à Maurice de bénéficier des expériences de la Chine, notamment au niveau de la numérisation et d’autres outils que la Bibliothèque nationale de Maurice compte bien mettre en application.
Le directeur de la Bibliothèque nationale de Chine devait pour sa part affirmer que la Chine est très intéressée par ce partenariat avec Maurice et a dit souhaiter que les « deux parties trouvent de nouvelles avenues d’opportunités ». Pradeep Roopun a de son côté rappelé que la semaine dernière, une autre délégation de Shanghai était à la Bibliothèque nationale de Maurice pour animer un atelier. Pour lui, la relation entre la Chine et Maurice est « privilégiée ». Dans bien d’autres domaines, ajoute-t-il, la Chine a su apporter son soutien à Maurice. « Au sein de mon ministère, nous avons reçu beaucoup de soutien en termes de formations et d’échanges. Dernièrement, aux Archives, nous avons obtenu des équipements pour des travaux de restauration. Des travaux de numérisation ont été réalisés avec le soutien des autorités chinoises », a-t-il indiqué.
Selon le ministre, ce partenariat comprend le partage d’expériences entre les membres du personnel des deux pays et les moyens manuels et électroniques de répertorier les documents, entre autres. « Vous aurez aussi l’occasion de réfléchir sur les nouveaux défis touchant le service bibliothécaire à l’échelle internationale, les défis liés à un public au profil changeant et les nouvelles techniques et produits que nous devons mettre en place face à ces défis. Il s’agit aussi d’utiliser le monde virtuel pour répandre la connaissance », ajoute-t-il.