Rivaltz Quenette, auteur de l’ouvrage L’oeuvre du Révérend Jean Lebrun à l’île Maurice, paru la première fois en 1982, remercie le Mahatma Gandhi Institute (MGI) pour sa réédition dans le cadre de la semaine commémorative, organisée par l’Église Presbytérienne, sur l’arrivée du missionnaire à l’île Maurice. C’était hier, au MGI, à Moka, lors du lancement de l’ouvrage par le ministre de l’Education et des Ressources humaines, Vasant Bunwaree aux côtés du pasteur Jean France Cangy de l’Église Presbytérienne, de l’Évêque de Maurice Ian Ernest et des présidents et directeur du MGI/RTI (Rabindranath Tagore Institute), Ravin Dwarka et Bijaye Madhou respectivement, et de la directrice du MGI, Mme V. D Koonjal.
Tout en remerciant le comité organisateur de cette semaine commémorative, Rivaltz Quenette a eu un mot spécial pour le directeur et le président du conseil d’administration du MGI/RTI et l’institution « pour avoir donné une touche nouvelle » à son ouvrage. « Je me réjouis que la publication ait paru dans la foulée de la réédition de l’Histoire de Maurice d’Evenor Hitié. À y penser, je me retrouve dans l’atmosphère de ces temps où Marcel Cabon m’invitait à me pencher sur les feuilles jaunies de la Sentinelle de Maurice, de Rémy OIlier plus précisément, pour mieux interroger notre passé et jauger la mesure de ses ostracismes dont furent victimes les aînés de cette communauté à laquelle j’appartiens », affirme M. Quenette. Lors de cette intervention, il n’a pas manqué de faire allusion aux traitements réservés aux autres chercheurs/auteurs de cette communauté dont l’apport historique après recherches est mentionné en « obscure note de pied en caractère bien mince », dit-il, en faisant référence à un épais livre d’histoire sur la capitale qu’il vient de consulter. Rivaltz Quenette rappelle aussi les nombreuses tentatives vaines de l’époque pour que le nom du révérend soit donné à une rue de la capitale.
Les différents intervenants à cette cérémonie se sont appesantis sur l’apport du jeune Jean Lebrun, âgé de 24 ans lorsqu’il est arrivé à Maurice.
Le ministre de l’Education a souligné les défis qu’il lui fallait relever, à savoir comment répandre la « bonne nouvelle » soit le Protestantisme dans un territoire dominé par la puissance française et le catholicisme et comment promouvoir les droits humains dans une île servile. Il note qu’il s’est dévoué à ouvrir des écoles primaires gratuites à l’intention des enfants des gens de couleur, une démarche très mal perçue par les propriétaires planteurs, les autorités de même que l’église catholique.
Vasant Bunwaree a aussi évoqué sa relation avec l’auteur de l’ouvrage, ancien clerk de l’Assemblée nationale. Sa première rencontre avec Rivaltz Quenette date de 1987 lorsqu’il est élu, pour la première fois, dans la circonscription Mahébourg/Plaine-Magnien. Touché par sa gentillesse, son savoir-faire et son intelligence, M. Bunwaree affirme qu’il a beaucoup bénéficié de sa riche expérience à son arrivée à l’assemblée nationale. Il note qu’il a toujours agi avec impartialité quel que soit le parti qui frappait à sa porte. Pour lui, comme pour d’autres politiciens, dont le Premier ministre d’alors, Sir Anerood Jugnauth et le leader de l’opposition d’alors, Sir Satcam Boolell, rappelle M. Bunwaree en citant des propos tenus dans l’hémicycle, « Rivaltz Quenette est véritable une institution ».
Le pasteur Jean-France Cangy, de la Chapelle St-Jean, Rue la Poudrière, à Port-Louis, a aussi remercié le MGI pour la réédition de ce livre de même que de celui d’Evariste Vanmeerbeck, lancé en mai dernier. Pour lui, c’est une manière de permettre à tous de mieux connaître le pionnier de l’éducation gratuite à Maurice.
Ont aussi pris la parole à cette occasion les directeurs et président du MGI/RTI, la directrice Koonjal et le président du comité organisateur des activités dans le cadre de cette semaine commémorative Jean-Alain Moussié.