Une ressortissante russe, Natalia Kudryadtseva, ancienne épouse d’un Mauricien  V. Kamysham, a fait parvenir au chef juge, avec copie au Master and Registrar, une lettre dans laquelle elle demande que soit stoppée la procédure de vente à la Master’s Court d’un bien immobilier qui appartient à l’époux.
Le contentieux dans cette affaire est la suivante. A la faveur d’un jugement que A.V. Bordovsky un autre ressortissant russe, a gagné contre V. Kamysham, il a demandé et obtenu en Cour suprême l’exequatur de cette décision. Par la suite, M. Bordovsky a logé une pétition devant la Master’s Court pour réclamer qu’un bien immobilier appartenant à M. Kamyshan soit saisi et vendu par Sale by Levy. La femme raproche à son compatriote ainsi qu’à l’avoué de ce dernier d’avoir agi de la sorte alors qu’ils étaient au courant tous les deux de la démarche qu’elle a entreprise devant la Cour suprême pour que le jugement rendu en sa faveur soit exécuté à Maurice. Ce jugement, soulignons-le, ordonne au Mauricien une forte somme d’argent qu’elle lui avait réclamé dans sa plainte.
« I verily believe that as an interest party who has appeared in the Sale by Levy proceedings, I ought to have been made aware and notified by M. Bordovsky or his Attorney-at-Law about the proceedings of the Attributions of Price process in order to be able to file my claim or to make the appropriate motion pending the conclusion of my application of exquatur. I stress that by omitting to make me aware of th Attribution of price process, I have been unlawfully deprived of the opportunity to make my proof of claim and to move that the Attribution of price process be adjourned until my application for exequatur at all material terms », écrit la femme. Elle paraît selon sa lettre très remontée contre l’avoué de M. Bordovski, qu’elle dit avoir agi de façon contraire à l’éthique dans son dos. Elle reproche à tous les deux de l’avoir privé de ses droits.
Informée par son avouée, Me Preetam Duncoomar Lallah, la Russe a été conseillée de venir sur place. Néanmoins, l’accès au territoire mauricien lui fut refusé lorsqu’elle débarqua, a-t-elle expliqué dans sa lettre. Elle s’est étonnée de cette mesure, sachant que ses compatriotes désireux de visiter l’île pendant un séjour de moins de 60 jours, obtiennent leur visa d’entrée avec facilité. Elle arriva à l’aéroport le 14 août et avait un billet retour daté du 17 août. Elle a fait ressortir également qu’elle est venue à Maurice à plusieurs fois dans le passé sans rencontrer aucune difficulté. Comme explication, un officier du Bureau de l’Immigration lui a dit qu’à cette époque-là, elle était propriétaire d’un bien immobilier à Maurice mais qu’entre-temps, celui-ci a été vendu.
L’avocate russe de la plaignante l’avait accompagné. Elle a fait une entrée au poste de police de l’aéroport avant que les deux ne repartent pour leur pays.
C’est pour cela qu’elle n’a pu jurer d’affidavit qu’elle aurait versé au dossier de l’affaire en suspens devant la Master’s Court. Cette affaire devait être appelée jeudi dernier.
Natalia Kudryadtseva a retenu les services de Me Siv Potayya.