Au cours d’une conférence de presse-bilan axé sur le rassemblement tenu par le PTr à Kewal Nagar dimanche dernier, le leader du parti, Navin Ramgoolam, s’en est pris aux forces de l’ordre. Selon lui, la sécurité n’y a pas été assurée et « komiser de polis pa sipoze pran lord avek ninport ki e li bizin fer so travay asir la sekirite ».
« Que se serait-il produit si une femme ou un enfant était tombé malade et qu’on avait besoin d’une ambulance pour l’évacuer en urgence??», s’est demandé Navin Ramgoolam hier lors d’une conférence de presse-bilan. Pour cause, selon le leader des rouges, les forces de l’ordre ont failli à assurer la sécurité lors du rassemblement du PTr à Kewal Nagar dimanche dernier. Il s’en est également pris au National Security Service (NSS) qui « pa so rol sa pou sirvey lopozision e menas dimounn. » « Nous allons prendre les mesures qu’il faut. Je n’en dirais pas plus », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous sommes dans un pays démocratique et nous avons le droit d’avoir un ou plusieurs partis d’opposition. »
Navin Ramgoolam a ensuite condamné « la manipulation infecte de la MBC » qui, dit-il, « pe rann mwa servis », en parlant du journal télévisé diffusé dimanche soir. « Mais grâce aux réseaux sociaux, les gens peuvent tirer leurs propres conclusions de notre rassemblement à Kewal Nagar », a-t-il souligné.
D’après Navin Ramgoolam « dimounn nepli per sa rezim-la. » Il a constaté que les gens se sont déplacés « malgré une campagne d’intimidation à leur égard. Ils ont soif du PTr », a-t-il soutenu. Navin Ramgoolam a également déclaré que « les gens n’acceptent pas une politique dominer ki baze lor vanzans ek la enn. »
Le leader des rouges a notamment estimé que le PTr a « retrouvé ses forces après ce rassemblement ». « Nous allons, maintenant, nous tourner vers l’avenir, réorganiser le parti, instituer des comités pour chaque ministère et chaque dossier important, et organiser des réunions toutes les semaines dans toutes les circonscriptions », a-t-il annoncé. La première activité est prévue, ce vendredi, devant le siège de la Cour suprême, où un hommage symbolique sera rendu à Anjalay Coopen.