Un barista est reconnu comme étant un artiste du café

À l’issue d’une compétition organisée par le Tourism Employees Welfare Fund, Billal Muddhoo a été élu meilleur barista du Lux Belle-Mare. Une récompense qui renforce son désir de persévérer dans cette voie. Pour lui, un barista doit avant tout posséder des connaissances en matière de variétés de café, de torréfaction, d’utilisation et d’entretien des machines à espresso, et de moussage du lait. Un barista est aussi un maître artisan qui peut, au gré de ses envies, dessiner des formes abstraites sur cappucino, latte ou espresso. Un travail d’orfèvre.

Billal Muddhoo travaille pour le compte de Lux Belle-Mare, le tout premier établissement hôtelier à disposer de son propre torréfacteur importé d’Allemagne. Du coup, il a aussi bénéficié d’un cours de barista et sait depuis le préparer, le décorer et le servir au client. Notre interlocuteur insiste pour rappeler que, pour exercer ce travail à plein-temps, il a aussi appris à torréfier le café.

L’hôtel dispose de trois types de café en provenance du Brésil, du Guatemala et de l’Éthiopie. En tant que torréfacteur-barista, Billal Muddhoo doit doser subtilement les différents grains de café selon leur acidité et leur note fruitée. Diverses nuances peuvent être obtenues lors de la torréfaction. Toute une variété est alors proposée à la clientèle en passant par l’expresso, le cappuccino, le mochaccino soit un double expresso, avec une émulsion de lait et de chocolat fondant, le flat white, un double expresso avec une émulsion de lait, ou encore le café latte. Un barista maîtrise aussi souvent le Latte Art, qui consiste à verser de la mousse de lait dans l’expresso d’un cappuccino en créant des motifs. Billal Muddhoo affirme qu’au Lux c’est le flatwhite qui a la cote.

À 23 ans, il a de grands rêves plein la tête. Sa carrière au Lux Belle-Mare a démarré comme serveur, avant qu’il ne soit muté au département des baristas. « C’est une grande opportunité d’évoluer dans cet établissement hôtelier qui me permet chaque jour de m’améliorer. Trois ans dans la restauration et deux ans au Café Lux, j’ai beaucoup appris sur le tas, c’est le concours de barista qui m’a donné ce regain de confiance ». Ce concours a été mis en place le 10 novembre par la Tourism Employees Welfare Fund et a vu la participation de douze hôtels et d’un panel de jury.

Originaire de Brisée Verdière, Billal Muddhoo a une sœur. Sa mère femme au foyer et son père chauffeur l’ont toujours soutenu dans ses projets. C’est au Collège Mayflower, à Belvédère, qu’il effectue ses études secondaires jusqu’à la Form 5. « Dans un hôtel, on apprend, en sus des rudiments du métier, l’art de parler aux clients. Car, pour nous, un touriste est avant tout un client qui s’offre un séjour dans un établissement hôtelier et qui doit en ressortir avec le sentiment d’avoir passé un agréable séjour. Comme barista, j’arrive à être inventif. Sur un café à titre d’exemple, je peux en sus des dessins également inscrire le nom du client ». Un des grands rêves de Billal serait d’avoir un jour son bar-café.