Avec l’arrivée du nouveau projet de loi sur la préservation de la biodiversité, le Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Bill, des dispositions spéciales sont prévues pour que des terres puissent être proclamées privées ou réservées par le gouvernement, fait ressortir le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire. Il indique que des consultations avec des partenaires engagés dans la préservation de la biodiversité ont déjà été enclenchées. Le ministre de tutelle, Satish Faugoo, a procédé à l’ouverture d’un atelier consultatif ce matin, au Domaine Les Pailles.
Le Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Bill viendra remplacer la présente Wildlife and National Parks Act de 1993 avec pour but de répondre aux nouveaux enjeux de la préservation de la biodiversité à Maurice. Parmi les nouvelles dispositions proposées dans ce projet de loi, l’on note la possibilité de proclamer des terres privées et réservées.
Selon le texte de loi, les propriétaires fonciers privés pourront entrer en accord ou en partenariat avec le gouvernement pour protéger les ressources rares et menacées de la biodiversité qui se trouveraient au sein de leurs propriétés, fait ressortir le ministère. Il annonce la composition d’un Conseil consultatif avec la présence d’un représentant du ministère chargé de la question des Terres et du Logement. Il aura pour tâche de conseiller le conseil sur l’élaboration de projets sur les terres de l’État.
Ce nouveau texte de loi devrait permettre à Maurice d’être en conformité avec les différentes conventions internationales qu’elle a signées ou ratifiées, dont la Convention on International Trade of Endangered Species of Wild fauna and Flora (CITES). Cette convention vise à contrôler le commerce des espèces menacées de la faune et de la flore. Dans ce sillage, fait ressortir le ministère, « l’exportation de singes et de sang et autres dérivés sera réglementée de façon plus stricte en vertu de la nouvelle législation ».
Pour ce qui est de la protection de la flore endémique, des dispositions sont prises pour contrôler la propagation et la vente de plantes indigènes. « Toutes les crèches qui fonctionnent actuellement à Maurice devront être enregistrées sous la nouvelle loi », fait ressortir le ministère.
Le Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Bill fait aussi provision pour la mise en place d’un comité technique spécial. Il aura pour tâche de conseiller le ministère sur la stratégie de gestion en vue de contrôler et d’empêcher des espèces sauvages d’atteindre le niveau de statut de ravageur. Ce nouveau projet de loi assurera aussi un contrôle sur l’introduction de la faune exotique dans le pays. Un National Invasive Alien Species Committee sera institué pour conseiller le ministère sur l’introduction de la faune exotique à Maurice. Il aura pour mission de contrôler leur impact sur la biodiversité indigène.
Le ministère indique que la liste des espèces protégées, menacées et vulnérables de la faune et de la flore a été mise à jour conformément aux engagements pris lors de la CITES.
Le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire indique que le projet de loi est disponible sur son site web pour consultations et propositions. Son élaboration a été faite en collaboration avec le National Parks and Conservation Service qui a fourni les informations nécessaires au bureau de l’Attorney General.