Pour le président exécutif du programme Maurice Île Durable (MID), Osman Mahomed, les actions prises pour la préservation de la biodiversité de la République de Maurice doivent prendre en considération la spécificité de chacune des îles qui la composent. C’est ce qu’il a affirmé hier, à l’ouverture d’une exposition sur le thème Biodiversité, la fin sauvage ? qu’accueille l’Aventure du Sucre pendant 18 mois.
La manifestation a été rendue possible avec le soutien de Universcience (Cité des sciences et de l’Industrie et du Palais de la découverte à Paris) et la participation des chercheurs et artistes mauriciens et organisations engagées dans la préservation de la faune et de la flore locales.
Invité d’honneur à l’ouverture de cette exposition, dont le but est de sensibiliser les scolaires et le grand public aux grands enjeux de la biodiversité, M. Mahomed a indiqué que c’est une des priorités de MID dont le plan stratégique est en voie d’être finalisée. Le développement économique et le bien-être de la population, dit-il, reposent sur la compréhension et la gestion des ressources naturelles. D’où l’appel lancé et réitéré par le gouvernement pendant les trois dernières années pour qu’elle se sente concernée par le développement durable, fait ressortir l’intervenant.
Le président exécutif de MID exprime sa satisfaction quand à l’engagement et la participation des différents secteurs locaux, comme la présente exposition que propose l’Aventure du Sucre.
Osman Mahomed soutient que les nombreuses consultations qui ont eu lieu dans le cadre de la préparation du plan stratégique du programme ont fait prendre conscience au comité MID de la pression exercée par le développement démographique, économique et agricole sur les espèces indigènes et endémiques. La présence des espèces exogènes et le changement climatique ont aussi une répercussion néfaste, poursuit-il.
Par conséquent, poursuit l’intervenant, des actions spécifiques doivent être prises pour éviter « the potential permanent loss of the remaining vulnerable and unique biodiversity in Mauritius ». C’est un défi à relever, ajoute-t-il. Étant donné la spécificité de chaque île que comprend la République, « a one size approach will not be appropriate », précise-t-il. « We must be aware of the different environmental constraints facing each island, and the implementation of policy and strategy must take these differences into account. This might mean different environmental controls being implemented across the Republic ».
Commentant l’exposition, M. Mahomed a observé que ce sera l’occasion pour le public de connaître l’histoire de la canne à sucre à Maurice et ses produits dérivés dont la bagasse qui fut longtemps utilisée pour la production d’énergie. L’éducation étant une autre dimension du programme, Osman Mahomed estime que l’exposition servira à conscientiser le Mauricien. « We need to embed the principles of sustainability and MID into the identity of all Mauritians ».
Il estime que l’exposition arrive à point nommé avec la tenue de la réunion internationale Rio + 20 au Brésil du 20 au 22 juin, au cours de laquelle les pays présenteront un rapport sur le progrès qu’ils ont accompli dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. « We in Mauritius are also contributing our fair share to enhance sustainable development through Maurice Île Durable ».