Il a fallu se faire entendre en accord, sur les mêmes notes, mais aussi en désaccord, avec le système, afin de pouvoir sortir de l’ombre. La prise de Rosa Park pour briser les règles. Martin Luther King pour marcher vers la liberté. Et Obama, 200 ans après la Déclaration d’indépendance, pour exposer au plus haut sommet la fierté des Noirs aux États-Unis.
La célébration du Black History Month (BHM), vendredi dernier au Sapin, a mis en lumière la place de l’art, de la musique surtout, dans la marche vers la reconnaissance de la contribution de la communauté noire dans la construction de l’État le plus puissant au monde. Le documentaire Let Freedom Sing a été projeté en ouverture de cette soirée au Sapin, après un bref historique du BHM par Vanessa Harper, de l’ambassade des États-Unis. Un exposé sur l’importance de la musique dans la lutte pour l’émancipation, et pour trouver sa place dans le paysage de la nouvelle Amérique.
De la prose déclamée par Patrice Offman et Vanessa Harper sur cette thématique. Intervention, également, du professeur Phyllis Miller, du Mississipi State University. Bénéficiaire de l’US Fulbright Scholar Program, le Pr Miller est une afro-américaine ayant connu la ségrégation raciale, et qui a participé, avec sa mère, à la Marche pour le travail et la liberté vers Washington, ayant vu Martin Luther King délivrer son célèbre “I have a dream”, en août 1963.
Le groupe Etaé, porté par Stefan Gua, a marqué la partie live de cette soirée, avec la proposition de quelques titres de son premier opus, Parfim ou loder, qui sera lancé bientôt.