Naserah Bibi Vavra, 36 ans, alias la “Reine de Plaine-Verte”, a comparu devant la Cour intermédiaire hier dans le cadre du procès qui lui est intenté pour blanchiment d’argent. Elle est poursuivie sous dix accusations, sous les articles 3 (1) (b), 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act 2002 (FIAMLA). Son procès a toutefois été renvoyé pour le 18 novembre. Son homme de loi, Me Noor Hussenee, a logé hier une motion d’arrêt du procès pour abus de procédures. Me Atish Roopchand, l’avocat de l’ICAC, a objecté à sa demande.
Naserah Bibi Vavra, arrêtée en mai 2013 sous des accusations de blanchiment d’argent, devra retourner en cour le 18 novembre pour les débats sur sa demande d’arrêt du procès pour abus de procédures. Pour soutenir sa demande, Me Noor Hussenee devait faire état du temps qu’a pris la Commission anticorruption pour loger les accusations contre sa cliente. Les délits reprochés remontent à 2006 alors que l’accusation a été logée en 2015. L’avocat de l’ICAC, Me Roopchand, a objecté à sa demande. Les débats sur cette motion auront lieu le 18 novembre devant le magistrat Vijay Appadoo.
Naserah Bibi Vavra fait face à un procès en Cour intermédiaire sous dix charges de blanchiment d’argent. Sous le premier chef d’accusation, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) lui reproche d’avoir acheté une Mercedes-Benz C200 L coupé Saloon suite à un emprunt auprès de l’ABC finance and Leasing Ltd, obtenu grâce à l’usage d’un faux document. Concernant les autres chefs d’accusation, Naserah Bibi Vavra est accusée d’avoir effectué deux dépôts de Rs 200 000, trois dépôts de Rs 100 000 et des dépôts de Rs 32 000 et Rs 50 000 à la banque Baroda en 2006. La police suspecte que ces sommes proviennent du trafic de drogue. Les délits allégués auraient été commis entre janvier et octobre 2006. La “Reine de Plaine-Verte” était soupçonnée de tremper dans le trafic de drogue quand son mari, Siddick Islam, avait été condamné à une lourde peine de prison pour trafic de drogue en 2006.
Naserah Bibi Vavra a fait l’objet d’une enquête de l’ICAC compte tenu de son mode de vie, alors qu’elle n’a aucun emploi rémunérateur. Elle avait été interpellée alors qu’elle marchait le long de la route Royale à Beau-Bassin. Elle avait été conduite à l’ICAC, et l’unité de la police qui y est affectée avait choisi de la placer en détention. Lors de sa comparution en Cour de Port-Louis le lendemain de son arrestation, elle avait dû fournir deux cautions de Rs 50 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 250 000 pour sa libération sous caution. Le 27 septembre 2012, l’ICAC avait obtenu la saisie de son compte bancaire à la MCB, sa Mercedes-Benz et un terrain à Ste-Croix, d’une superficie de 612 mètres carrés.