Que ce soit du côté de l’Independent Commission Against Corruption ou du Central CID, des développements se succèdent par rapport aux enquêtes découlant de l’opération Dhobi de Klas avec des tentatives de blanchiment de fonds sous la BET365 Online Betting. Les hommes du commissaire Navin Beekarry, qui passent en revue les détails de l’affidavit du Whistleblower Mohamad Hussein Abdool Rahim, ont effectué, hier, une double perquisition chez le partenaire de l’ancien Attorney General, Ravi Yerrigadoo. Des ordinateurs et des fichiers informatiques appartenant à Sylvio Sundanum, General Manager de Dry Cleaning Services Ltd, ont été placés sous séquestre de l’ICAC à ce stade. Du côté des Casernes centrales, des limiers sous la supervision de l’assistant commissaire de police Devanand Reekoye poursuivent leur enquête au sujet des allégations de Swindling portées par Sylvio Sundanum contre Hussein Abdool Rahim. Me Dick Kwan Tat, dont le nom est mentionné dans l’accablant affidavit détaillant la présumée Swiss Connection de Ravi Yerrigadoo, a été entendu, hier (voir texte plus loin). Réagissant à cette démarche, Me Ahshley Hurhangee, dont les services ont été retenus avec ceux de Me Roshi Bhadain par le Whistleblower, a écrit officiellement à l’ACP Reekoye pour attirer son attention sur des risques potentiels d’intimidation sous les dispositions du Prevention of Corruption Act que constituent des allégations de Swindling de Sylvio Sundanum.
Alors qu’une escouade de l’ICAC se concentre sur les détails de l’affidavit dans les dénonciations de blanchiment de fonds avec des reçus de BET365 Betting Online, une autre équipe a été dépêchée, hier, dans les locaux de Dry Cleaning Services Ltd, en particulier dans les bureaux du General Manager et au domicile de Sylvio Sundanum dans le complexe huppé Kensington Gardens à Quatre-Bornes. Cette double descente des lieux a pour objectif de « secure » des équipements informatiques sous le contrôle du partenaire de l’ancien Attorney General et susceptible de contenir des Exhibits pour les besoins d’enquête.
Le décryptage des secrets des équipements informatiques de Sylvio Sundanum ne pourra être initié qu’à la lumière de Judge’s Order de la Cour suprême sous l’Information and Communication Technologies Act. En attendant la soumission des affidavits en vue d’obtenir des ordres de la Cour, l’ICAC n’a pas voulu prendre le risque de perdre des informations susceptibles de faire progresser le dossier de l’opération Dhobi de Klas.
En parallèle, l’ICAC affirme être déjà prête pour enclencher l’étape de l’audition du potentiel principal témoin, Hussein Abdool Rahim. Des contacts ont été établis avec Me Hurhangee dès hier après-midi pour cette étape. En principe, l’ICAC se déclare disposée à entamer ce travail même pendant le week-end. Devant cet empressement des autorités, Me Hurhangee préfère jouer la prudence. Dans une correspondance adressée à l’ICAC, l’homme de loi veut obtenir des précisions au sujet de la marche à suivre.
« I shall be grateful if you could very kindly forward to me particulars relating to your line of questioning in relation to my client. I understand that the affidavit produced by my client in a form of a statement in your department on the 13 th September 2017 is self-explanatory », écrit l’homme de loi en cette fin de semaine. Tout indique que le nouveau rendez-vous de Hussein Abdool Rahim au QG de l’ICAC pourrait se dérouler en début de semaine prochaine.
D’autre part, concernant l’enquête du Central CID au sujet des allégations de Swindling de Sylvio Sundanum à l’encontre de Mohamad Hussein Abdool Rahim, Me Hurhangee trouve que cette démarche de la police est en contradiction avec la section 49 (1) (b) du Prevention of Corruption Act. « We have been informed that a case of swindling has been reported against our client on 12th September 2017 by one Sylvio Sundanum relating to the same facts and circumstances involving the same parties at the Central CID. We are of opinion that the said alleged swindling reported by Sylvio Sundanum tantamounts to a direct intimidation by way of retaliation against our client contrary to section 49 of the Prevention of Corruption Act where he must be treated as a protected witness not an accused party », écrit Me Hurhangee.
Au cas où le Central CID maintient sa position par rapport à cette enquête, les conseils légaux d’Abdool Rahim envisagent d’avoir recours à d’autres moyens légaux pour que le dossier de l’opération Dhobi de Klas soit mené à bon port…