La première expérimentation de la culture de blé dans le pays ayant donné des résultats concluants, le Mauritius Research Council, en partenariat avec l’Université de Maurice, envisage la culture de la graminée sur une base semi-commerciale. Les parties concernées se rencontreront cette semaine en vue de la deuxième phase du projet.
Estimant que la question de la sécurité alimentaire doit être traitée sérieusement, le ministère de l’Éducation tertiaire et le Mauritius Research Council (MRC) ont décidé l’année dernière d’entreprendre une étude de faisabilité sur la culture du blé à Maurice. Et sur une base expérimentale, trois lopins de terre avaient alors été identifiés à Montagne-Blanche, St-Antoine et Savannah.
Six variétés de blé ont été testées dans ces endroits afin de déterminer leur adaptation aux conditions climatiques, leur résistance aux maladies et aux insectes et leur rendement… Ce projet a reçu le soutien du secteur public et des entreprises du privé, dont Carburant, la Compagnie Sucrière de St-Antoine et ENL Agroalimentaire. Il a aussi bénéficié de la collaboration du département d’Agriculture de l’Université de Maurice. L’objectif consistait à développer des outils innovants en vue d’optimiser la production de blé à grande échelle dans diverses régions du pays.
Les recherches à Maurice se situent à trois niveaux : évaluer la culture dans l’île sous différentes conditions agro-climatiques ; déterminer la variété qui donne le meilleur rendement et évaluer la qualité de la farine de blé susceptible d’en être produite. À noter qu’environ 80 % des besoins alimentaires du pays en termes de farine proviennent de l’étranger. S’agissant du blé, quelque 166 000 tonnes sont importées annuellement.
Dans le cadre de cette étude de faisabilité, quatre tonnes de blé par hectare avaient été récoltés en moyenne en octobre dernier. À la suite de cette première expérience, un modèle de prévision du potentiel de rendement a été dégagé afin de permettre aux techniciens d’accompagner plus efficacement la production de blé. Dans cette optique, le MRC compte bientôt lancer la deuxième phase de ce projet. Toutefois, la culture se fera sur une base semi-commerciale. Le MRC propose à ceux intéressés de se lancer dans cette production, de concilier quantité, qualité et rentabilité.
Grâce à une meilleure connaissance du potentiel des zones de production, le projet devrait permettre la mise au point de techniques adaptées. Les parties prenantes prévoient de se rencontrer cette semaine en vue de la deuxième phase du projet de culture de blé à Maurice.