Face à certains événements, il est difficile de ne pas avoir un coup de blues. L’absence de planification dans le développement, la pauvreté qui perdure, le chômage qui persiste, l’insécurité qui grandit, le communalisme qui prend de l’ampleur et des scandales à n’en plus finir. Ou encore les menaces de notre Premier ministre contre la presse…
Maurice, c’est un plaisir, si l’on en croit le slogan. Mais c’est parfois loin d’être le cas. Oser pointer du doigt certains dysfonctionnements pourrait même valoir quelques vertes insultes du Premier ministre : “Si zot rod lagratel zot pou gagne.” Quand un PM n’hésite pas à menacer les membres de la presse, qui ont déjà été traités de tous les noms, il y a de quoi s’inquiéter pour les libertés. Les tentatives de musellement persisteront. Ce n’est pas de sitôt que la télévision sera enfin libérée des chaînes de propagandistes.
Mais il y a des choses à dire, des fléaux à dénoncer. Le communalisme, par exemple. On ne peut passer sous silence la présence de groupuscules communalistes sur la place publique. Ils s’invitent dans des débats qu’ils rendent stériles, donnent l’impression d’une île divisée et d’un système qui favorise les uns au détriment des autres. Malgré tout le tort qu’ils causent, ces groupes demeurent toujours dans les bons papiers de ceux qui sont au pouvoir, quel qu’il soit.