Maurice accueillera du 29 au 31 mai un atelier de travail international Asie-Pacifique sur le don de sang, qui cadre avec Journée mondiale des Donneurs de sang observée le 14 juin. L’initiative revient à la Blood Donors’ Association (BDA) et au ministère de la Santé.
L’atelier ayant pour thème “Atteindre 100% de dons de sang volontaires non rémunérés et sûrs d’ici 2020”, réunira une soixantaine de délégués venant de plus de 10 pays, notamment l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Kenya, les Seychelles, le Soudan du Sud, le Niger, la RDC, l’Ouganda, le Zimbabwe, le Tchad et Maurice, comprenant Rodrigues. Cette réunion se tiendra à l’hôtel El Monaco à Quatre-Bornes.
Les participants auront l’occasion de partager leurs expériences et dégager des stratégies visant à atteindre 100% de dons de sang volontaires non rémunérés. Ils proposeront aussi des mesures visant à motiver le don de sang et assurer la sécurité du sang. Également au centre des discussions : la création d’une société pour mettre au point des mesures d’accompagnement appropriées et permettre aux pays de revoir leurs stratégies, avec la possibilité pour les membres du groupe d’organiser de tels événements tous les trois ans.
Les thèmes qui seront abordés lors de l’atelier sont : le rôle des médias?; les attentes des donneurs?; le rôle des Ong et du gouvernement?; les questions relatives à la banque de sang et l’utilisation de sang?; et la sélection des donneurs et les critères d’éligibilité. Une visite est aussi prévue dans une unité mobile de don de sang à Camp-Le-Vieux, Rose-Hill.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les donneurs volontaires sont considérés comme les donneurs les plus sûrs parce qu’ils sont motivés par l’altruisme et le désir d’aider les autres, ainsi que par le sens du devoir moral ou de la responsabilité sociale. Ils n’ont aucune raison de dissimuler des informations concernant leur mode de vie ou les maladies qui pourraient faire qu’ils ne sont pas aptes au don de sang. « Chaque pays est confronté en permanence à des problèmes pour recueillir suffisamment de sang auprès de donneurs sûrs afin de satisfaire les besoins nationaux. Les systèmes basés sur le don de remplacement par la famille ou les amis des malades ayant besoin d’une transfusion sont rarement en mesure de satisfaire à la demande clinique tandis que les dons rémunérés font peser des menaces graves sur la santé et la sécurité aussi bien des receveurs que des donneurs eux-mêmes », souligne le président de la BDA, Subhanand Seegoolam.