Veiller à la conservation et à la protection de la biodiversité marine, tout en améliorant la gestion et le suivi du parc marin, et en assurant également un contrôle des activités, c’est l’objectif fixé avec l’entrée en opération du Blue Bay Marine Parc Centre (BBMPC). Inauguré mercredi dernier par Lady Sarojini Jugnauth, en présence des ministres de la Pêche et de l’Environnement, ainsi que des députés et PPS de la région, le BBMPC est également appelé à être un lieu de loisirs, d’éducation, de découvertes et de recherches marines.
Dans le passé, les Mauriciens aussi bien que les touristes ont commis des erreurs qui ont mis en danger l’environnement, dont l’environnement marin. A titre d’exemple, les méthodes utilisées pour la pêche, ou encore les bateaux à moteurs puissants, dans le lagon qui ont détruit les coraux. Résultats : des espèces menacées et une biodiversité marine fragilisée. A l’heure où le changement climatique menace la planète et est devenu une préoccupation mondiale, il est primordial que Maurice dise « Stop » à la dégradation de l’environnement. C’est le message du ministre de l’Environnement qui intervenait à l’occasion du BBMPC.
Pour Alain Wong, ce centre permettra aux visiteurs de découvrir les secrets de la mer et de s’instruire. Il contribuera également à la campagne de sensibilisation relative à la protection de l’environnement marin. Toutefois, insiste-t-il, si les autorités sont là pour veiller à la préservation de la faune et la flore mauricienne, la collaboration de chaque citoyen est essentielle. C’est dans cette optique qu’il plaide pour que, face à l’environnement, chacun fasse preuve de discipline et respect, et agisse de façon responsable, en tant que vrai patriote. Le parc marin de Blue Bay, rappelle-t-il est classé site Ramsar.
108 espèces de coraux et 233 espèces de poissons entre autres
En effet, un relevé de 2012 y dénombre 108 espèces de coraux, dont le fameux corail cerveau (lobophylla sp.) – un spécimen de plus de 1000 ans, mesurant quelque 7 mètres de diamètre ; 200 espèces de mollusques, 38 espèces d’échinodermes, 30 espèces d’algues et 233 espèces de poissons. D’où l’importance de préserver ce site de 363 hectares, principal centre d’intérêt touristique de la région, visité par plus de 100 000 personnes annuellement. Si, parallèlement, au système de permis et à la structure de frais de toutes les activités autorisées — incluant les bateaux de plaisance et à fond de verre, la plongée, la photographie… — mis en place, les gardes-côtes patrouillent quotidiennement et assurent le respect de la réglementation, désormais le BBMPC s’occupera de l’amélioration de la gestion et le suivi du parc marin, tout en assurant un contrôle de ses activités. Ce centre est d’ailleurs équipé de facilités qui permettront aux cadres techniques et autres officiers d’assurer la conservation et la protection de la biodiversité marine.
Fiancé par l’État, ce centre a été construit au coût de Rs 35M. Dans son allocution, le ministre de la Pêche s’est lui aussi attardé sur l’importance de la protection et la préservation de la faune et la flore à Maurice aussi bien qu’à Rodrigues. Prem Koonjoo est revenu sur la volonté du gouvernement de développer l’économie bleue et les efforts déployés pour en faire un succès. Lady Sarojini Jugnauth a elle aussi également insisté sur la contribution et la collaboration de tout citoyen pour préserver l’environnement. « Si la terre est notre Motherland, l’océan c’est notre Fatherland », dit-elle.