Magic tree, du titre de son dernier album, est pour Olivier Ker Ourio l’arbre de l’enfance. Il l’a préparé avec Philip Catherine à la guitare, Emmanuel Bex à l’orgue, et André Ceccarelli à la batterie. Peut-être que ce musicien, à la grâce étonnante, a regardé et surtout écouté le monde de cet arbre imaginaire, inspiré par les moments de l’enfance réunionnaise et une capacité à rêver délicieusement contagieuse. L’association de l’orgue et de l’harmonica crée une atmosphère très particulière sur ce CD propice aux pensées voyageuses. Il en présentera des extraits le mercredi 5 octobre, à l’hôtel Tamarin, et le samedi 8 octobre à l’Institut Français de Maurice, dans le cadre du festival Blues dan Jazz.
Olivier Ker Ourio rend régulièrement hommage à l’île qui l’a vu naître, et à ses musiques, comme il l’a fait pour Somminker avec Danyel Waro, mais comme il le fait aussi souvent de façon plus discrète par la coloration qu’il donne à sa musique. La critique le présente souvent comme le digne successeur de Toots Thielemans, l’homme qui a donné ses lettres de noblesse à l’harmonica dans le jazz. Lui-même a commencé à inspirer d’autres dignes nouveaux musiciens dont il suit le parcours avec attention. Il écrit et joue la musique avec art, il sait aussi la transmettre.
Il poursuit son parcours en amenant à chaque expérience de nouvelles propositions sonores, émouvantes de finesse et d’intelligence. Olivier Ker Ourio avait offert l’an dernier un très bel hommage sous la forme d’un concert, à son ami Ernest Wiehé, avec les musiciens proches du saxophoniste disparu. Cette fois-ci, il vient avec les compères du dernier album Emmanuel Bex et Jérôme Barde, ainsi qu’avec le batteur Matthieu Chazarenc. Jalill Auckbaraullee et Philippe Thomas les rejoindront pour ces deux concerts qui risquent de tenir leur promesse de magie.