Le Board of Investment s’est engagé dans une campagne internationale intensive de promotion en vue de promouvoir l’Occupation permit. « Notre objectif est de porter le nombre de détenteurs à 5 000 d’ici l’année prochaine », souligne le directeur, Ken Poonoosamy.
Le nombre de détenteurs de l’Occupation permit varie actuellement entre 4 300 et 4 500. Des dispositions sont actuellement prises afin que Maurice puisse avoir une plus grande visibilité en Afrique du Sud, en Inde, en France et ailleurs afin d’attirer les cadres de haut niveau.
Parmi les mesures incitatives mises en place par le BOI figurent le traitement rapide des demandes, la création d’une plateforme électronique afin de recueillir les demandes d’application et de les canaliser vers un one stop shop. De plus, un professionnel touchant un salaire de Rs 90 000 peut acquérir un appartement afin d’assurer la sécurité de sa famille durant son séjour. Un promoteur qui fait un investissement d’un montant de 100 000 dollars avec un chiffre d’affaires de Rs 4 M peut aussi acquérir un appartement. « Nous insistons sur l’environnement existant à Maurice, notamment la sécurité, la stabilité, l’accès à l’éducation en anglais et en français et sur tout ce qui existe afin que le professionnel puisse se sentir à l’aise », souligne pour sa part Khoudija Boodoo, responsable du dossier au BOI.
Par ailleurs, les enfants des professionnels sont qualifiés pour un permis de résidence jusqu’à l’âge de 24 ans en tenant en compte les études tertiaires. Un opérateur étranger qui investit 500 000 dollars dans des activités économiques définies dans la loi est qualifié pour un certificat de résidence d’une durée de dix ans.
« Il est évident que des mesures de contrôle ont été introduites afin de s’assurer que l’argent investi reste dans le pays, qu’il y ait de la création d’emplois. Nous travaillons pour cela avec le Bureau de l’Immigration et la Mauritius Revenue Authority. Nous attirons les professionnels mais nous restons vigilants en terme de suivi », affirme Khoudija Boodoo.
Plusieurs critères sont pris en considération pour l’octroi des permis. l’un d’eux est que le professionnel en question doit pouvoir ajouter de la valeur dans l’entreprise où il travaille et être en mesure de créer des emplois, notamment dans le secteur touristique.