La piste de l’Oasis Beach Club dans le nord de l’île, dont la gestion était assurée jusqu’à son départ par le ressortissant français Philippe Toquard, impliqué dans le scandale des permis ébranlant le Board of Investment, pourrait faire rebondir l’enquête du Central CID. En ce début de semaine, le couple Toquard, qui est en liberté provisoire, a confirmé qu’il ne compte pas rentrer à Maurice au plus tard demain, à l’expiration du Variation Order à l’interdiction de quitter le territoire mauricien. Entre-temps, le Manager/Administrative Officer du BOI Avinash Roy, en liberté provisoire, est revenu ce matin dans les locaux du Central CID pour les besoins d’enquête sur des Résidence et Occupational Permits à Rs 100 000 l’unité. Le dénommé A.S.K., qui a été entendu longuement la semaine dernière par la police, pourrait également être convoqué de nouveau pour des éclaircissements sur l’opération et les liens de la compagnie Ready Investment Ltd avec Premium FC de Philippe Toquard.
Avec le départ en catastrophe de Philippe Toquard et de son épouse pour l’île de La Réunion le mercredi 20 juin avec l’engagement formel pris en Cour de retourner à Maurice au plus tard le 10 juillet, le personnel travaillant pour le compte de l’Oasis Beach Club s’interroge sur son avenir. Depuis le début de cette année, en marge de ses démarches en vue de l’obtention de Residence et Occupation Permits, ce ressortissant avait pris sous sa responsabilité cet établissement hôtelier contre un premier paiement cash-down de Rs 1,5 million en attendant de définir les modalités de cette collaboration.
Du côté du personnel de l’Oasis Beach Club, l’inquiétude est de mise avec le départ quasi définitif à l’étranger de son employeur. Un employé de l’établissement a laissé entendre au Mauricien que le ministère du Travail et des Relations industrielles pourrait être saisi très bientôt d’un cas de non-paiement de salaires pour le mois de juin en l’absence du Français Philippe Toquard.
Néanmoins, cette affaire de gestion de l’Oasis Beach Club vient confirmer la thèse accréditée depuis le début selon laquelle le scandale des permis de résidence dépasse le simple cadre du BOI et touche d’autres départements du gouvernement, dont la Tourism Authority, avec des millions de roupies sous forme de Racket Money engagées dans des opérations de blanchiment de fonds. Les limiers du Central CID comptent approcher les propriétaires de l’Oasis Beach Club en vue de déterminer les circonstances dans lesquelles est intervenu ce transfert de gestion.