« Le Board of Investment (BOI) a contribué, grâce à ses activités de promotion d’investissements et d’accompagnement des investisseurs à Maurice, à la création d’au moins un emploi sur trois entre 2006 et 2014 », a soutenu le président du Board of Investment (BOI), Maurice Lam, qui avait à ses côtés Ken Poonoosamy, directeur de l’agence de promotion, et Nitin Pandea, Senior Director Industry Clusters. De plus, le président du BOI ne cache pas sa fierté d’avoir aidé à Maurice de passer de la 47e place à la 29e place dans le classement de “Ease of Doing Business” établi par la Banque Mondiale.
Maurice Lam rappelle qu’en 2006, le gouvernement avait confié au BOI une grande responsabilité dans l’exécution de sa politique en matière d’investissements dans le cadre de la réforme économique initiée par le ministre des Finances d’alors. Une des premières responsabilités confiées au BOI était d’attirer les investissements étrangers. Une autre fonction importante consistait à accompagner des investisseurs afin qu’ils puissent mettre en oeuvre leurs projets. « On les aide à obtenir leurs permis, à trouver un terrain ou un bâtiment industriel pour leur opération, à former leur personnel, etc. On les aide à trouver une résidence ou une école pour l’éducation des enfants », observe Maurice Lam.
Ainsi, les investissements directs étrangers sont passés de Rs 7 milliards en 2006 à Rs 20 milliards en 2012, malgré la crise financière qui a secoué l’économie internationale entre 2007 et 2009. Les investissements accumulés entre 2006 et 2014 sont estimés à Rs 104 milliards, soit quelque USD 3,5 milliards. Quelque 12 700 emplois directs ont été créés entre 2009 et 2014, sans compter la création de quelque 10 000 emplois dans l’industrie de la construction dans le cadre de la réalisation de 865 projets dans une quinzaine de secteurs, dont l’immobilier, les TIC, l’hôtellerie, le commerce, l’industrie, le secteur financier, l’agro-industrie, le port franc, mais également dans le cadre des projets dans des nouveaux secteurs comme le biomédical, la connaissance, le seafood hub, l’industrie océanique et l’industrie du cinéma. Dans un secteur traditionnel comme l’agro-industrie, de nouveaux produits ont été développés, dont la culture du riz, la production des fertilisants et la production laitière, entre autres.
Le port franc connaît un développement croissant avec la présence de quelque 260 compagnies qui emploient 3 100 personnes, dont 1 000 ont été créées durant les cinq dernières années. S’agissant des TIC, Maurice accueille des grands noms comme Euro CRM, Accenture, TNT, Ceridian, Orange Business Services ou encore Outremer Telecom. Plusieurs grands noms sont également présents dans le secteur touristique, notamment Long Beach, Outrigger, Centara Grand Azuri, St Régis Resort, Riu Le Morne et Sofitel So.
Le secteur biomédical connaît, lui, une croissance constante et un hub a été développé dans l’ancienne usine de Socota, à Phoenix. Il accueille des entreprises engagées dans la recherche dans le domaine cosmétique, de plantes médicinales et des expériences contre les maladies infectieuses. Ces projets ont été rendus possibles grâce à la Clinical Trials Act de 2011.
D’autre part, la création de quelque 22 projets a été facilitée par le BOI, permettant de créer 270 emplois. Le Medine Education Village est cité en exemple par Maurice Lam. Ce village accueille actuellement 2 748 étudiants étrangers, et l’objectif est d’atteindre le chiffre de 25 000 en 2020. Les dépenses moyennes par étudiants sont estimées à Rs 500 000 par an. Maurice Lam se dit confiant que les Mauriciens seront encouragés à obtenir leur PhD afin de travailler dans les institutions tertiaires.
Concernant l’industrie du cinéma, Maurice Lam souligne que 33 projets ont été approuvés et que le tournage de 26 films a été complété. Cette industrie a créé que 50 emplois directs et quelque 500 autres indirects. Maurice a accueilli des producteurs venant de Chine, d’Inde, d’Afrique du Sud, d’Allemagne et de Corée du Sud.
Aujourd’hui, le BOI encourage les opérateurs à se rendre en Afrique et des accords de gouvernement à gouvernement ont été conclus avec le Congo et le Gabon. Le seul regret du président du BOI est de n’avoir pu réaliser le projet Jin Fei. « Les crises financières de 2007, 2008 et 2009 ont changé la donne », souligne-t-il. Une réflexion a été engagée sur la voie à suivre à l’avenir. Son souhait aujourd’hui est de voir une amélioration sensible de la connectivité maritime, aérienne ainsi que celle de l’internet.