Un problème familial aurait pu virer au drame dans la nuit de samedi à dimanche à Bois-Marchand lorsque Louis Désiré Nobin a fait irruption chez son épouse, dont il vit séparé. Fou furieux et muni d’un sabre, le jeune homme a d’abord saccagé la maison avant de s’en prendre au reste de la famille, dont son propre fils, à peine âgé de 13 ans.
Marie-Michelle Verloppe, une habitante de Bois-Marchand, a craint pour la vie de sa fille Dorina (29 ans), son petit-fils Kyriel (13 ans) et son père David (74 ans) lorsque son gendre, Louis Désiré Nobin (29 ans), fou de colère et armé d’un sabre, a fait irruption chez elle pour tenter de retrouver sa femme. « Il était environ 2h, en pleine nuit donc, lorsque Louis Désiré Nobin a fait irruption pour retrouver sa femme, Dorina. Voyant mes deux enfants, dont Dorina, ainsi que mes neveux et mon petit-fils en train de dormir dans la même chambre, mon gendre est devenu fou furieux, croyant que quelque chose de louche se passait », raconte-t-elle. « Il a alors commencé à saccager la maison de ma fille et tout ce qu’il trouvait sur son passage : meubles, fenêtres, chaises… Il a même agressé son fils, Kyriel, qui tentait de le clamer, en lui donnant des coups de casque sur la tête. Quelques minutes après, il a pris une bonbonne de gaz qui se trouvait dans la cuisine pour incendier la maison. Mais mon fils Christophe était heureusement là pour l’en empêcher ! » explique Marie-Michelle Verloppe.
Blessé à la tête, le petit Kyriel a été transporté à l’hôpital du Nord, où il est toujours admis. Alertés, des policiers de Terre-Rouge se sont rendus sur place pour tenter de calmer le forcené. Ils ont ensuite demandé à Louis Désiré Nobin de leur remettre les armes qui se trouvaient en sa possession. « Il a commencé à lancer des jurons et insulter les policiers. Ensuite, il a violemment tiré vers lui mon père, qui ne se trouvait pas loin de lui, dans la cour, avant de mettre son sabre sous sa gorge », poursuit Marie-Michelle Verloppe. « Dir Dorina rann mwa tou larzan ki mo finn depanse pou achete rasion pou zot. Sinon mo touye zot tou dan lakaz ! » a alors lancé le gendre aux policiers. Ces derniers, craignant pour la vie du septuagénaire, ont alors effectué un premier tir de sommation, espérant ainsi calmer le forcené. Mais ce dernier n’y aura pas prêté attention, continuant à hurler et exigeant que son épouse, Dorina, lui « rembourse l’argent » qu’il avait « investi » pour acheter des vivres. Lorsqu’un autre policier a tiré un second coup de feu en l’air, l’homme a alors pris peur avant de prendre la fuite. Après une battue, les policiers ont finalement pu mettre la main sur le suspect, lequel a comparu devant la Bail and Remand Court hier sous deux charges provisoires, soit de “damaging property” et de “bearing offensive weapon to endanger life”. Il devrait comparaître une nouvelle fois devant le tribunal de Pamplemousses. A noter que la police compte objecter à sa remise en liberté.
Visiblement traumatisée, Marie-Michelle Verloppe a expliqué ce matin au Mauricien que sa fille était séparée de son genre depuis un an déjà. « Mais ma fille va presque tous les jours chez son mari pour lui donner son repas, qu’elle préparait pour lui. Ils voulaient se réconcilier pour mieux assurer l’avenir  de leurs enfants. » Selon elle, son gendre a « toujours fait de son mieux pour subvenir aux besoins » de sa famille, et ce malgré la séparation. « Mai li extreman zalou. Li interpret tou kitsoz mal. Sa ban dimoun ki li to truv dan lasam ek mo tifi sa zour la, se mo ban zanfan, mo neve ki souvan vinn lakaz dan samdi pou zoue domino ek carom. Désiré pas ti kapav aksepte sa. Parfwa, li montre zalou mem devan ban proch. Li vinn violan. »
Marie-Michelle Verloppe reste en tout cas traumatisée. Elle explique ainsi qu’elle ne dort plus depuis dimanche et n’arrête pas d’imaginer dans quelle condition elle aurait pu perdre sa fille, son petit-fils et son père. « Si mon fils ne lui avait pas arraché la bonbonne de gaz, cela aurait pris une autre tournure », dit-elle.