Le monde de la nite life était en ébullition ces derniers temps avec des chamboulements annoncés au niveau des paramètres de fonctionnement des établissements. Le but de la Tourism Authority est de mettre de l’ordre dans ce secteur, tout en assurant la sécurité du public. Les gérants de boîtes de nuit craignaient que de nouvelles lois leur portent préjudice, mais ils ont été rassurés en prenant connaissance des nouveaux guidelines.
Les boîtes de nuit sont désormais appelées à opérer sous de nouveaux guidelines. La Tourism Authority préconise une nouvelle approche pour offrir plus de sécurité au public et éliminer la concurrence déloyale des opérateurs opérant sans permis. Des mesures qui rassurent les propriétaires de boîtes de nuit. “Nous avions envoyé une lettre à la Tourism Authority l’année dernière à propos des boîtes de nuit qui opéraient illégalement et nous n’avions pas eu de réponse. Il y a eu un changement à la direction de cet organisme et nous avons pu rencontrer le nouveau directeur pour lui faire part de nos doléances. Cela a été une rencontre positive”, dit Popo Hazareesingh, gérant de Shout Club et président de l’Association of Night Clubs and Private Clubs Owners.
Concurrence déloyale.
Pour Popo Hazareesingh, les nouveaux guidelines seront d’un apport certain pour les boîtes de nuit qui respectent les règles. La concurrence déloyale de quelques établissements ne pouvait plus durer, souligne-t-il. “Certains ont des permis de restaurant et font du clubbing. Ils sont supposés fermer leurs portes à minuit, mais ils étalent leurs horaires d’opération jusqu’aux petites heures du matin. D’autres établissements opèrent sans permis et ce n’est pas normal. C’est un manque à gagner pour nous, d’autant que les gens ne sortent pas en masse la nuit. Suite à la réunion que nous avons eue avec le nouveau directeur de la Tourism Authority, nous avons été rassurés et nous espérons que le problème va être réglé rapidement.”
Guidelines.
Selon les nouveaux guidelines, aucun nouveau permis d’opération ne sera délivré dans les zones résidentielles et urbaines. Toutefois, des permis pourront être octroyés dans des centres commerciaux. La limite autorisée est désormais de 100 décibels à l’intérieur de l’établissement et de 40 dB à l’extérieur. En outre, tout nouveau permis ne sera délivré qu’après un Preliminary Environment Report du ministère de l’Environnement. Ces nouveaux guidelines seront communiqués incessamment à tous les gérants de boîtes de nuit et de clubs privés.
Sécurité.
Selon Niven Mooneesamy, directeur de la Tourism Authority, ces mesures visent à réduire la pollution sonore engendrée par ces établissements et à mettre de l’ordre au niveau des opérations des boîtes de nuit, surtout celles qui se trouvent non loin de zones résidentielles. “Nous avons reçu de nombreuses plaintes et nous nous devons d’assurer la sécurité et le bien-être des résidents se trouvant aux alentours des boîtes de nuit.”
Les propriétaires de boîtes de nuit n’y voient aucune objection. En ce qui concerne la sécurité, on annonce que chaque videur (bouncer) devra présenter un certificat de moralité pour être éligible. Les bouncers devront donc avoir un clean record pour pouvoir exercer. Des voix s’étaient élevées contre cette proposition, mais il semble que les propriétaires de boîtes de nuit sont désormais d’accord avec cette mesure. En outre, les établissements devront être équipés de caméras de surveillance; dans l’ensemble, cette mesure est bien accueillie.
Soulagement.
Contrairement aux échos, le coût du permis d’opération n’a pas changé. Alors qu’il était annoncé que le coût actuel par année (Rs 50,000) serait doublé, il n’en sera rien, au grand soulagement des opérateurs. “Cela n’aurait pas été logique. Nous opérons deux fois la semaine, le vendredi et le samedi. Les vendredis, nous n’avons pas beaucoup de clients. Pour notre part, nous ne pouvons accommoder que 150 personnes. Il y a des boîtes qui peuvent accueillir 500 ou 600 personnes. Elles auraient pu s’acquitter d’une pareille somme et continuer à exister. Pour des petites boîtes comme la nôtre, cela aurait été très difficile. Nous avons d’autres charges, comme les frais que nous devons payer à la MASA, les factures d’électricité et les dépenses liées à la sécurité”, souligne Max Suen Fa, gérant du Blue Velvet Club de Beau Bassin.
Selon Popo Hazareesingh, les nouveaux paramètres d’opération sont davantage en phase avec ceux souhaités par les gérants de boîtes de nuit. “Avant, nous devions fermer nos portes à 2h du matin pour les soirées du vendredi et 3h pour celles du samedi. Désormais, nous pouvons rester ouverts jusqu’à 5h.”