La Banque de Maurice a décaissé à ce jour un montant de 18,9 millions d’euros (environ Rs 765,5 M) sous la ligne de crédits spéciale en devises. Les principaux bénéficiaires sont les établissements hôteliers.
La banque centrale avait signé au début de décembre 2012, un accord avec la State Bank of Mauritius concernant l’octroi d’un montant de 9 millions d’euros devant être reprêté par cette banque commerciale à un groupe hôtelier. Le décaissement des fonds a été effectué le 31 décembre. La BoM a aussi procédé au déblocage d’une ligne de crédits en devises à Bank One pour être rétrocédée à un opérateur du secteur touristique.
Le montant total des crédits accordés par la BoM, qui s’élevait à 8,9 millions d’euros au 5 octobre dernier, est ainsi passé à 18,9 millions à fin décembre 2012.
On remarque que ce sont surtout des groupes hôteliers qui se prévalent de cette ligne de crédits spéciale en devises, destinée principalement aux entreprises d’exportation éprouvant des difficultés financières dans une conjoncture économique globale morose. Les établissements hôteliers fortement endettés ont recours à ces crédits en vue de réduire leurs charges financières et surtout le déséquilibre entre leurs recettes en devises et leur endettement en roupies mauriciennes.
Cependant, fait-on ressortir, les banques commerciales ne sont pas très incitées à contracter des emprunts auprès de la BoM, la ligne de crédits spéciale en devises étant assortie d’un taux d’intérêt de 1 % au-dessus du LIBOR (London Interbank Offered Rate). Le taux LIBOR de l’euro à six mois est actuellement de 0,23 %, taux qui est corrigé à la fin de chaque semestre.
Dans les milieux bancaires, on laisse entendre que la marge bénéficiaire est très faible pour les risques encourus et que les banques ne peuvent soutenir les opérateurs qui ne sont pas performants. Les banques commerciales peuvent rétrocéder les emprunts offerts par la BoM à des opérateurs économiques à un taux ne dépassant pas 300 points de base de celui pratiqué par la banque centrale.