Le gouverneur de la Banque de Maurice, Manou Bheenick, qui a lancé officiellement le système de compensation de chèque (CTS) en présence du Premier ministre et du ministre des Finances, Navin Ramgoolam et Xavier Luc Duval a récusé les allégations à l’effet que ce projet coûtera quelque Rs 100 M. « Le CTS coûtera moins de Rs 19 M sur cinq ans », a-t-il lancé. Il a également mentionné la détérioration de la situation économique mondiale, la nécessité de réduire les coûts d’opération et d’améliorer l’efficience du secteur bancaire.
Manou Bheenick a profité de la cérémonie inaugurale du système CTS pour lancer quelques flèches du parthes à l’adresse de ses détracteurs. « No, it is not costing Rs 100 M. And no, it is not costing more than the coast proposed by a party which is styling itself as the “preferred bidder”. » Le coût initial, selon lui, s’est avéré être 35% moins cher que la compagnie qui s’est autoproclamée preferred bidder. Considérant les frais de licence pour les logiciels et de l’entretien sur une période de 5 ans, le coût du projet représente 60 % de celui des autres soumissionnaires soit moins de Rs 19 M, ce qui est bien loin des Rs 100 M décriées, a-t-il affirmé. Le gouverneur a expliqué que le CTS facilitera le traitement des chèques en interne dans les banques.
Malgré les progrès de l’électronique dans le domaine bancaire, les chèques ne représentent que 20% des paiements. Quelque 500 000 chèques transitent par la chambre de compensation bancaire tous les mois et 25 000 sont traités chaque jour.
Le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) a expliqué que la détérioration de la situation économique dans le monde souligne la nécessité d’introduire les mesures visant à améliorer l’efficience du secteur bancaire. « Any step we can take to increase efficient complete financial transactions more rapidly to reduce the need for working capital, will help us to elude the general slowing of the world economy and the adverse of the faltering recovery elsewhere », dit Manou Bheenick.
Pour sa part, le président de la Mauritius Bankers Association (MBA) Ravin Dajee a reconnu que la situation sur le plan international affectera le pays. « As regards Mauritius, despite its proven resilience during the previous financial and global crisis of 2008-2009 and as an open economy still heavily dependent on Europe and the US, we believe that our economy will not be left unscathed from the second-round effects of the current crisis affecting the developed world since the beginning of 2011. »
D’où, a-t-il précisé, la nécessité d’innover, de s’adapter et de rehausser nos « business models » tout en préservant les actions et les réformes qui ont fait leurs preuves afin d’améliorer la compétitivité, la résilience et l’adaptabilité. Le président de la MBA s’est dit confiant que la réunion du Monetary Policy Committee (MPC) et le budget permettra de préparer le chemin pour l’avenir.
« We are fully confident that the meeting of the MPC next Monday followed by the presentation of the National Budget in early November will be clear determinants in charting the future ahead. On our part, we bankers will continue to play our role in ensuring that we remain sound providers of credit in an environment of continued efficiency and cost effectiveness. We will need to be even more vigilant and pro-active as the international banking environment may be once more under stress », a-t-il ajouté.