L’African Corporate Governance Network (ACGN), représentée par sa présidente, Jane Valls, CEO du Mauritius Institute of Directors (MIoD), a signé récemment un accord de principe avec l’African Securities Exchanges Association (ASEA) en vue de promouvoir la bonne gouvernance au sein des entreprises présentes sur les marchés boursiers africains membres de cette association.
La signature de l’accord en question a eu lieu lors de la dernière rencontre du comité exécutif de l’ACGN tenue à Lagos, Nigeria. Lancé à Maurice en octobre 2013, l’ACGN est un réseau de plusieurs Institutes of Directors et organisations similaires oeuvrant pour la gouvernance d’entreprise et l’éthique au sein des entreprises africaines. L’ACGN est présent dans 16 pays africains et représente plus de 16 000 directeurs et hauts cadres du continent. L’ASEA regroupe 24 bourses des valeurs africaines et est présidée par Oscar Onyema, CEO du Nigerian Stock Exchange. Ce dernier a pris le relais de Sunil Benimadhu, Chief Executive de la Stock Exchange of Mauritius.
« L’accord avec l’ASEA permettra de nous focaliser sur les entreprises cotées en bourse, car celles-ci ont une position importante dans les divers marchés du continent africain. Nous allons travailler sur la formation, sur l’éducation des directeurs, et faire de la recherche pour mieux identifier les lacunes. La gouvernance d’entreprise en Afrique est un élément clé pour favoriser la confiance des investisseurs et rehausser le secteur des services financiers », déclare Jane Valls dans un communiqué de presse émis hier après-midi.
Lors de leur réunion à Lagos, les membres de l’ACGN ont revu leurs objectifs et se sont aussi penchés sur une importante étude commanditée auprès d’Ernst & Young sur l’état de la bonne gouvernance d’entreprise dans quinze des seize pays membres de l’ACGN. Le réseau prévoit également d’étudier les paiements de facilitation pour comprendre l’impact de cette pratique.
« La loi ne fait pas toujours la distinction entre les pots-de-vin et les paiements de facilitation – la UK Bribery Act classifie toutefois les paiements de facilitation comme étant illégaux au même titre que les pots-de-vin. Ces paiements sont généralement effectués pour accélérer un processus, comme l’obtention d’un permis ou d’un service. Nous voulons comprendre l’ampleur de ce phénomène en Afrique et examiner les mesures qui doivent être prises, car cette pratique peut être un obstacle à la transparence et l’équité dans le monde des affaires », explique Jane Valls.
Par ailleurs, un Business Forum animé par le Professeur Deon Rossouw, CEO de l’Ethics Institute of South Africa sur le thème Governing Ethics, et un atelier de travail sur l’évaluation des conseils d’administration, animé par la Financial Institutions Training Centre du Nigeria ont aussi été organisés. Outre Maurice, les rencontres de l’ACGN regroupent les CEO des Institutes of Directors des pays suivants : Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Maroc, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Tanzanie, Tunisie, Zambie et Zimbabwe. Le réseau vient d’accueillir un nouveau membre : la Society for Corporate Governance in Nigeria.
Également présente à la dernière réunion, la baronne Lynda Chalker, présidente de Africa Matters, une importante firme britannique spécialisée dans le soutien stratégique aux investisseurs en Afrique, et des officiels de l’International Finance Corporation, de l’ACCA, l’ICSA Nigeria, du Centre for International Private Enterprise et de la NEPAD Business Foundation.