On ne saurait dissocier Boopen Doobah de l’indianocéanisme qui caractérise les populations métissées des îles australes de l’océan Indien. L’ancien chargé de cours aux Beaux-Arts du MGI oeuvre depuis des années pour ce concept esthétique, en passe de se concrétiser.
Boopen Doobah se faisait un devoir de côtoyer les expositions montées à la galerie Max Boullé (Rose-Hill), tenue par un certain Serge Constantin, fer de lance et mentor des jeunes artistes des années 70. Les aquarelles de ce dernier ont inspiré de nombreux artistes, dont notre interlocuteur, qui se présente comme un produit de cette génération.
Le choix de faire les beaux-arts s’est imposé comme une évidence, après une expo du sculpteur Dhyaneswar Dausoa (1974) et une autre du peintre Kriti Goburdhun, rentrée des États-Unis et fortement influencée par Jackson Pollock.
Le jeune Boopen est issu des premières promotions de l’école des Beaux-Arts du Mahatma Gandhi Institute (MGI). Sa soeur aînée étudiait l’anglais et les sciences politiques en Inde, mais Boopen avait des aspirations vers les arts plastiques. Le premier prix à une compétition de peinture, dans laquelle étaient inscrits les grands noms des arts mauriciens, acheva de le convaincre de son choix d’étude. Commence alors une quête artistique qui guidera son cheminement esthétique.