La motion de la défense, demandant à la magistrate Wendy Rangan de se récuser dans le procès intenté à Siddick Chady, ancien Chairman de la Mauritius Ports Authority et Prakash Maunthrooa, ancien directeur général de cette entité, dans l’affaire Boskalis, a été rejetée par la cour suprême. Me Antoine Domingue, l’homme de loi de Prakash Maunthrooa, avait logé cette motion à cause du lien de parenté de la magistrate avec l’ACP Pregassen Vuddamalay. Le procès reprendra le 11 février.
Siddick Chady et Prakash Maunthrooa sont poursuivis respectivement pour corruption et entente délictueuse. L’État reproche à Siddick Chady (ancien député et ministre travailliste) d’avoir « utilisé son poste d’officier public pour obtenir une gratification », en violation de la Prevention of Corruption Act (PoCA). Prakash Maunthrooa (ancien directeur général de la MPA) est quant à lui accusé de « aiding and abetting the author of a crime », soit d’avoir organisé une rencontre entre Chady et Pieter Boer, représentant de Boskalis, afin de faire bénéficier au premier nommé d’une gratification. Cette affaire concerne l’allocation d’un contrat par la Mauritius Ports Authority (MPA) en 2006 pour des travaux de dragage dans le port à la firme des Pays-Bas Boskalis.
La poursuite est représentée par Me Rashid Ahmine, Senior Assistant Director of Public Prosecutions et Me Jean-Michel Ah-Sen, Principal State Counsel. Siddick Chady est défendu par Me Said Toorabally et Prakash Maunthrooa par Me Antoine Domingue, Me Nadeem Aullybocus et Yash Bhadain.