Le dossier des Chagos a figuré en bonne place parmi les résolutions qui ont été adoptées par le Sommet des chefs d’Etat de la SADC, qui s’est déroulé lundi et mardi à Gaborone, au Botswana. La SADC a en effet renouvelé son appel à la Grande-Bretagne « à mettre fin à l’occupation illégale des Chagos ». L’adoption de la résolution a été précédée par une déclaration du ministre des Affaires étrangères Étienne Sinatambou. À cette occasion, il a informé les chefs d’Etat du jugement du Tribunal arbitral permanent pour la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Cette instance des Nations Unies avait estimé en mars dernier que la Grande-Bretagne n’avait pas le droit de proclamer  une zone marine protégée autour des îles faisant partie de l’archipel des Chagos, à l’exception de Diego Garcia.
Le ministre des Affaires étrangères, qui avait participé aux travaux du conseil des ministres la semaine dernière, a représenté le Premier ministre au sommet de la communauté de développement d’Afrique australe. Le sommet a été marqué par la passation de la présidence, qui avait été occupée par Robert Mugabe, président du Zimbabwe, au président du Botswana, Seretse Ian Khama, qui occupe la fonction présidentielle depuis 2008. Ce dernier a été réélu à ses fonctions en octobre de l’année dernière.
De son côté, le président sud-africain Jacob Zuma, qui occupait les fonctions de président de la SADC “Organ on Politics, Defense and Security”, a passé la main au président du Mozambique, le président Nyusi.
Outre la question de sécurité alimentaire dans la région, le sommet a aussi abordé les problèmes énergétiques ainsi que les infrastructures publiques. La délégation mauricienne compte informer les représentants présents au sommet que Maurice accueillera la première conférence ministérielle de l’Indian Ocean Rim Association (IORA) sur l’économie bleue du 2 au 4 septembre prochains.  Cette conférence doit accueillir quelque  300 délégués et une douzaine de ministres, et mettra l’accent sur quatre thèmes, à savoir la pêche et l’aquaculture; l’énergie renouvelable océanique; les ports et les services portuaires; et l’exploration des fonds marins.
Il sera également question du potentiel de création d’emplois dans ce secteur.