Arnaud Lagesse, président du conseil d’administration de BlueLife, soutient que cette société, qui fait partie du groupe GML, se positionne déjà parmi les plus performantes du secteur de l’immobilier à Maurice. « BlueLife construit son avenir avec rigueur », a-t-il affirmé lors d’une réception offerte vendredi dernier au Hennessy Park Hotel par la Stock Exchange of Mauritius Ltd (SEM) pour marquer l’introduction de BlueLife sur le marché officiel, huit mois après son arrivée sur le Development and Enterprise Market (DEM).
La cotation de BlueLife sur le marché officiel se situe dans le sillage de sa fusion avec l’Indian Ocean Real Estate company (IOREC), autre filiale du groupe GML établie en 2009 par les actionnaires de GML Inéo et d’Actis Private Equity. L’IOREC a, ces dernières années, réalisé cinq projets majeurs dans les domaine du “retail” du “residential” et du “leisure”. BlueLife, a rappelé Arnaud Lagesse, était déjà partenaire de l’IOREC sur le concept unique du village intégré d’Azuri – Life in Blue. « Sa fusion avec notre filiale IOREC s’inscrivait ainsi dans la continuité d’une vision globale pour une entreprise au succès continu et durable, avec une culture centrée sur les besoins de ses clients de tous horizons et qui privilégie les valeurs familiales et communautaires », devait-il ajouter.
Comptant une quarantaine d’employés, BlueLife possède actuellement un portefeuille immobilier comprenant, entre autres, Azuri (un village côtier du nord-est du pays avec des résidences haut de gamme, un hôtel, le Centara Grand Azuri Resort & Spa, des commerces et restaurants ainsi que des activités de loisirs terrestres et nautiques), Les Hauts Champs, le Centara Poste-Lafayette, Riverside Shopping Centre, Circle Square et Harbour Front. « Outre ses concepts innovants, la force de BlueLife réside dans sa capacité à se diversifier », soutient Arnaud Lagesse qui a aussi mis l’accent sur les compétences du personnel en matière de développement et de gestion foncière, de “procurement” et de gestion de biens immobiliers. Selon lui, il y a, au sein de la société, « un souci permanent de fournir une qualité hors normes aux partenaires et clients et de développer des projets à caractère durable pour les générations futures ». BlueLife a à son actif 126 résidences locales, 132 résidences IRS, 200 chambres d’hôtel et 14 000 m2 d’espaces commerciaux.
Dans son allocution, le Chief Executive de la Stock Exchange of Mauritius Ltd (SEM), Sunil Benimadhu, a exhorté des compagnies privées et publiques à suivre l’exemple de BlueLife et à ouvrir leur capital au public afin de faire progresser le processus de démocratisation de l’actionnariat et de l’économie mauricienne. Il a indiqué qu’environ 80 000 Mauriciens détiennent aujourd’hui des actions dans les 90 sociétés cotées en Bourse et que si d’autres compagnies adoptent une stratégie d’ouverture de capital, la barre des 100 000 actionnaires pourra être vite franchie. Le Chief Executive de la SEM a laissé entendre que la cotation de la State Insurance Corporation of Mauritius (SICOM) sur le marché officiel de la Bourse, mesure annoncée dans le discours du Budget 2014, est attendue avec impatience par la communauté des investisseurs et que les autorités boursières espèrent qu’une telle démarche ouvrira la voie à la cotation d’autres compagnies publiques rentables.
Tout en félicitant les directeurs de BlueLife pour leur décision de faire coter la société sur le marché officiel, Sunil Benimadhu a fait ressortir que l’arrivée de cette nouvelle valeur a été, dans l’ensemble, bien accueillie par les investisseurs. Le cours de l’action de BlueLife tourne autour de Rs 10 et la capitalisation boursière se situe à Rs 4,3 milliards. A ce niveau, BlueLife se positionne comme la 17e plus grosse compagnie parmi les 90 qui sont cotées et sur le marché officiel et sur le DEM. « By virtue of its size, BlueLife already constitutes a blue-chip company and we expect if to be closely tracked by investors and influence, therefore, the evolution of the SEM’s indices over time », a-t-il fait remarquer.
BlueLife compte actuellement 1 972 actionnaires, les actionnaires minoritaires détenant environ 26 % du capital de la société. Sunil Benimadhu a demandé aux compagnies cotées actuellement sur le DEM, et dont la capitalisation est d’au moins Rs 1 milliard, de considérer l’opportunité d’une cotation sur le marché officiel où il existe, a-t-il affirmé, des possibilités additionnelles de créer plus de valeurs pour les actionnaires.