L’indice général du marché officiel, le Semdex, a subi un recul de 6,9 % pour les huit premiers mois de l’année, période également marquée par une baisse de 6,48 % de la capitalisation de ce marché.
Selon le dernier relevé de la Stock Exchange of Mauritius Ltd (SEM), le Semdex est passé de 2 073,72 points au 1er janvier 2015 à 1 930,70 points au 31 août 2015. L’indice de rendement total, le Semtri, s’est replié de 5,31 % pour s’établir à  6434,54 points à la fin de la période janvier-août 2015. Au 31 août dernier, la capitalisation du marché officiel se situait à Rs 215 milliards. Ajoutée à celle du second marché, le Development and Enterprise Market, la capitalisation totale de la Bourse s’élevait à Rs 263,6 milliards à la fin du mois écoulé.
Après une accalmie en juillet, la situation concernant les investissements étrangers a viré de nouveau au rouge en août 2015. Il y a eu des désinvestissements nets de Rs 281,9 millions, soit des achats de Rs 252,7 millions et des ventes de Rs 534,7 millions. En juillet 2015, on avait enregistré des investissements nets de Rs 4,7 millions. Selon les données de la SEM, la valeur totale des titres vendus (environ Rs 6,1 milliards) par les investisseurs étrangers de janvier à août 2015 a largement dépassé celle de leurs achats (Rs 2,2 milliards), laissant ainsi un solde négatif de Rs 3,8 milliards.
Par ailleurs, on se dit confiant, dans les milieux boursiers locaux, que l’accord signé hier avec la NSE ouvrira la voie à une collaboration étroite entre les deux Bourses des valeurs. Les domaines ciblés sont la formation du personnel de la SEM, des professionnels des sociétés de bourse et du public investisseur ainsi que le développement des produits d’investissement. Ces mêmes milieux considèrent que la concrétisation de cette démarche apportera encore plus de visibilité au niveau international pour la bourse mauricienne.
La signature d’un MoU NSE-SEM, fait-on ressortir, cadre avec la politique de développement de la Bourse de Maurice et l’ouverture du marché local sur l’extérieur. La SEM, souligne-t-on, a revu ces dernières années ses règles de cotation, encouragé l’introduction de nouveaux produits et facilité la cotation de plusieurs valeurs ainsi que le règlement des transactions en diverses devises (dollar, euro, livre sterling, entre autres). « Pour continuer dans la voie du progrès, il est impératif de conclure des partenariats avec d’autres Bourses. Cela a été le cas avec la Johannesburg Stock Exchange et la Maldives Stock Exchange et maintenant avec la NSE », déclare Sunil Benimadhu, chief executive de la SEM.
Bien qu’étant un marché boursier plus jeune (23 ans d’existence) que la SEM (26 ans), la NSE s’est imposée comme le n°1 en Inde, assurant environ 70 % des échanges sur le marché des actions alors que sur celui des produits dérivés sa part se situe à 90 %. Le volume de transactions (achats/ventes) se compte en plusieurs dizaines de millions, faisant de la NSE l’un des plus gros marchés au plan international. La NSE s’est aussi imposée comme un canal important pour l’investissement étranger.
Le déplacement d’une délégation de haut niveau de la NSE est apprécié par les autorités locales qui soutiennent que c’est une démonstration de l’intérêt de la NSE à partager son expérience et son expertise pour faire progresser le marché des capitaux à Maurice. On fait ressortir, par ailleurs, que la NSE et la SEM ont petit à petit noué des contacts au sein de la South Asian Federation of Exchanges (SAFE) ainsi qu’au niveau du conseil d’administration de la World Federation of Exchanges (WFE) sur lequel siègent Chitra Ramkrishna et Sunil Benimadhu, respectivement CEO de la NSE et de la SEM.
Chitra Ramkrishna a qualifié de « crucial milestone for NSE » la signature hier de trois protocoles de coopération avec le ministère des Services Financiers, la FSC et la SEM. Elle a ajouté que la NSE est honorée de pouvoir travailler en partenariat avec les autorités locales en matière d’éducation financière de la population, de la formation des professionnels, de surveillance du marché des capitaux et de transfert de technologie.
Selon le ministre des Services Financiers, un plan d’actions est en voie d’élaboration en vue de traduire dans le concret les objectifs fixés dans les différents MoUs.