La liste des bénéficiaires des 24 bourses additionnelles du New Government Scholarship Scheme, rendue publique vendredi dernier, donne lieu depuis à moult commentaires et interrogations dans la population. Ces nouvelles bourses d’études distribuées à la veille de la rentrée universitaire sont octroyées sur la base de “merit and social criteria”. L’enquête sociale pour identifier les bénéficiaires potentiels parmi les 257 demandeurs a été menée par la Sécurité Sociale et porte principalement sur les revenus.
Pour rappel, seize de ces bourses sont allouées selon les critères suivants : le bénéficiaire doit se trouver parmi les 500 premiers candidats aux derniers examens du HSC et les revenus de sa famille ne doivent pas dépasser Rs 12 000. Les huit autres bourses sont aussi octroyées “on the merit criteria” et le family income du bénéficiaire ne doit pas être supérieur à Rs 6 200. Mais le ministère ne définit pas le “merit criteria”.
Plusieurs interrogations reviennent depuis : quel type d’enquête sociale a été menée par la Sécu ? Les officiers se sont-ils basés uniquement sur les revenus des familles des demandeurs ou ont-il pris d’autres données en considération tels les biens immobiliers ? En cas de self-employment, quelle est la méthode employée pour vérifier les revenus exacts de la famille ? Et que se passe-t-il si le train de vie d’une famille ne correspond pas aux modestes salaires que les parents affirment percevoir ?
« Nous avons enquêté principalement sur les revenus de la famille », répond un officier de la Sécurité sociale interrogé ce matin par Le Mauricien. Celui-ci confirme que « tout a été fait dans la transparence » mais reconnaît qu’il est difficile de prouver les revenus de la famille quand les membres travaillent à leur propre compte et qu’il n’y a pas de fiche de paie. Celui-ci concède qu’il y a des “indépendants” qui gagnent bien leur vie. « C’est difficile de vérifier et dans ce genre de situation nous posons mille questions lors de notre visite chez la famille pour essayer d’avoir des données précises. Dans bien de cas nous devons nous fier aux dires de la personne », dit cet officier. Ce dernier ajoute que l’enquête sociale ne tient pas compte des “assets” qui ne génèrent pas de revenus tels une maison, une voiture ou des terrains.