Ils ont reçu leur feuille de route pour… le 1er mai. Ces travailleurs de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP) avaient été recrutés avant les dernières élections. Jack Bizlall, leur représentant syndical, dénonce un acte « illégal » car des négociations sont en cours avec le ministère du Travail pour un contrat à durée indéterminée.
« Quelle ironie que des travailleurs soient licenciés un 1er mai », s’indigne Jack Bizlall, confirmant la mise à pied de 28 personnes travaillant dans les boutiques hors taxes de l’aéroport SSR. « Ce jour où l’on célèbre la fête du Travail sera synonyme de fin de contrat pour ces travailleurs », dit-il, soulignant qu’ils avaient été recrutés avant les élections de 2014 et qu’ils comptent ainsi plus de trois ans de service.
Jack Bizlall indique que, selon la loi, « ils auraient dû bénéficier d’un contrat à durée indéterminée ». Des négociations étaient d’ailleurs en cours avec le ministère du Travail à ce sujet. « Je me demande comment, d’une part, le ministère est en train de travailler sur leur cas et, d’autre part, la direction de la Mauritius Duty Free Paradise décide de les licencier. Ce qu’ils ont fait est illégal. Ce sont des personnes qui n’ont rien à faire avec la politique du gouvernement qui ont pris cette décision. » Il dénonce ainsi « une décision prise par le board sous le diktat de personnes autour de Pravind Jugnauth ». Il poursuit : « Depuis quelque temps, on cible des sympathisants du PTr, du MMM et de SAJ. » Alors que ces travailleurs, comptant trois années de service, ont reçu leurs feuilles de route, Jack Bizlall fait ressortir que plusieurs caissières ont été recrutées depuis la mise en place du nouveau gouvernement. Le négociateur syndical est ainsi d’avis qu’on est en train de licencier pour faire de la place à « zot dimounn ».
Les licenciés se concerteront avec leur syndicat aujourd’hui pour décider de la marche à suivre. Nous avons essayé d’entrer en contact avec le président du conseil d’administration de la MDFP, Racheed Daureeawoo, mais il était injoignable. De même, le CEO, Rakesh Rughoobeer, était « pris dans une réunion ».