L’Association mauricienne de Boxe (AMB) tiendra ce matin, à 10h, au centre national de boxe à Vacoas, son assemblée générale annuelle. Une assemblée qui ne s’annonce guère de tout repos pour le président Pascal Telvar, déjà en difficulté après la réunion houleuse du comité directeur en date du 24 février dernier. Selon nos informations, il aura fort à faire face aux questions pertinentes de ses « anciens compagnons » qui, ont depuis, adopté le très célèbre posture de « viré mam ». Une question reste même posée dans les milieux concernés: Pascal Telvar sera-t-il toujours président à l’issue de cette assemblée générale ? Attendons voir.
17 mars 2013-22 mars 2015. Deux ans se sont écoulés depuis la prise de position de la nouvelle équipe avec pour président Pascal Telvar. Deux ans au cours desquels l’AMB a considérablement perdu en crédibilité, notamment à la suite de l’affaire Jean-Claude Nagloo, ancien directeur technique national – le premier et unique Mauricien intronisé à ce poste – viré sans ménagement par Pascal Telvar et son équipe. C’est surtout l’arrogance de Pascal Telvar à l’égard de Week-End et de la presse sportive dans son ensemble, seulement 55 jours après sa prise de pouvoir, qui a plongé cette discipline dans le noir. Dans sa quête pour justifier l’injustifiable à l’issue d’une conférence de presse, il a tout simplement dérapé sans prendre en considération les dommages collatéraux que cela allait causer à la discipline.   
Aujourd’hui à Vacoas, ce sont contre ses « amis d’hier » qu’il aura à en découdre. Heureusement pas sur un ring, mais autour d’une table. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette assemblée générale ne s’annonce guère aisée pour Pascal Telvar. Déjà acculé lors de la réunion du comité directeur du 24 février dernier, il devrait, une fois encore, s’attendre à faire face à un feu roulant de questions, notamment ayant trait à une partie des primes que devrait toucher la fédération lors des combats disputés par James Kennedy St Pierre (-81 kg) au niveau de l’AIBA Professionnal Boxing. Il n’y a pas que cela, puisque nous avons appris que les contestataires comptent également revenir à la charge sur divers dossiers brûlants notamment au niveau de la présélection nationale dont les choix de l’entraîneur nationale Judex Bazile sont questionnés. Sans compter des intérogations sur les équipements et autres allocations aux entraîneurs régionaux.
Avec tout ce remue-ménage, Week-End avait récemment indiqué que l’AMB est plus que jamais scindée en deux avec, d’un côté, Pascal Telvar – moindrement soutenu – et de l’autre le groupe composé de Roméo Caliste, Indiren Ramsamy et autres Dominique Rosalba. Une question revient cependant sur le tapis depuis quelque temps : A qui profitera cette situation confuse ? Dans les coulisses du centre national, on n’hésite pas à évoquer le rôle « peu sportif » d’un dirigeant qui, dit-on, a un pied de chaque côté ou si vous préférez, « pé manz banane dans dé boute. »
A bien voir d’ailleurs, la situation pourrait bien se retourner en sa faveur si la démarche envisagée par certains se concrétise. Mais déjà hier, les membres du comité directeur se sont réunis à Vacoas, pour tirer au clair certaines décisions que certains jugent contestables, notamment certaines décisions prises lors de certains combats comptant pour les championnats nationaux Elite, disputés il y a deux semaines à Vacoas. Sans oublier les situations évoquées plus haut et dont certains ne sont pas prêts de faire des concessions. Peu importe l’issue des discussions, ce matin à Vacoas, une chose est sûre : la boxe mauricienne a perdu de sa crédibilité et surtout toute sa noblesse. A bon entendeur…