« Je suis le président de l’Association mauricienne de boxe. La loi m’a donné raison », clame Pascal Telvar. « Je me considère comme président de l’Association mauricienne de boxe. Les membres du comité directeur m’ont désigné à ce poste », rétorque Indiren Ramsamy.
Entre Telvar, élu à la présidence lors de l’assemblée générale élective en mars 2013 et révoqué lors d’une réunion de la fédération le 13 août dernier, et son successeur Ramsamy dont l’élection a été déclarée illégale par le ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est désormais la guerre ouverte, en attendant fort probablement une nouvelle assemblée générale élective.
Une lettre émanant du MJS et portant la signature de Mme S. Kalleechurn pour le chef de cabinet a ainsi court-circuité le court mandat à la présidence d’Indiren Ramsamy. Il est ainsi stipulé que l’item de révocation de Pascal Telvar ne figurait pas à l’agenda, que l’élection du nouveau président n’était pas en conformité avec la Sports Act, que l’actuel comité directeur est illégal et ne peut être reconnu, et qu’une AG spéciale élective soit tenue.
Depuis l’obtention de cette lettre, Pascal Telvar est vite revenu au premier plan. « J’avais depuis un certain temps avancé qu’un complot était orchestré contre moi. De ce fait, je ne suis pas resté les bras croisés depuis ma mise à l’écart. Je me suis battu sur le plan légal, contre la façon d’agir des membres. Aujourd’hui, le MJS, qui demeure l’instance suprême, a tranché en ma faveur ».
Tout en maintenant que l’item de la révocation ne figurait pas à l’agenda de la réunion du 13 août, Pascal Telvar soutient qu’Indiren Ramsamy doit désormais quitter son siège de président. « Depuis ma mise à l’écart, les membres du comité ont repris mes idées et mes projets. Par exemple, j’avais proposé que Bruno Julie se retrouve au sein du staff technique. Ils n’étaient pas d’accord, et voilà que maintenant ils sont en faveur de cette option. Donc, ils ont toujours cherché à me mettre les bâtons dans les roues. C’est pourquoi je me suis battu contre la façon de faire de ces membres ».
Reste que depuis l’obtention de cette lettre, un certain développement est intervenu avec une rencontre entre Indiren Ramsamy et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, hier après-midi. Une rencontre qui faisait suite à celles déjà obtenues avec le Comité olympique mauricien et le Trust Fund For Excellence in Sports.
« Vu la situation actuelle, nous n’avons pu évoquer que les problèmes concernant la fédération. Le ministre nous a fait comprendre qu’il prendrait contact avec ses officiers avant de revenir vers nous », a indiqué Indiren Ramsamy. Ce dernier avoue toutefois n’avoir aucun ressentiment à l’égard de Pascal Telvar.
« Je n’ai rien contre lui, mais je dénonce le fait qu’il n’a pas travaillé dans la transparence. Par exemple, c’est lui qui déterminait l’agenda d’une réunion et non le secrétaire de la fédération. Qui plus est, plusieurs de nos questions sont demeurées sans réponse ».
Concernant la lettre émanant du MJS, Indiren Ramsamy maintient que les membres présents avaient le droit légitime de révoquer Pascal Telvar du fait qu’il avait élu par eux.
Devant cette guerre de mots, on ne peut qu’être attristé de la situation d’une discipline considérée quelques années de cela comme la vitrine du sport mauricien.