Le Rodriguais originaire de Batatran, Brian François Fils, a décroché la médaille de bronze lors des préliminaires des Championnats du monde de boxe française savate de combat, tard samedi dernier, en Croatie. Il a échoué au pied de la grande finale, prévue pour octobre, et ce, après avoir perdu face à un Français. Anne-Jélina Begué (-56 kg), Géraldo Thomasso (-60 kg), et Olivier Lafleur (-85 kg) n’ont eux pas été en mesure de monter sur le podium. Les deux premiers nommés s’étant même blessés lors des quarts de finale.
La Fédération mauricienne de Boxe française savate (FMBFS) fondait beaucoup d’espoirs sur ses boxeurs à ces Championnats du monde, notamment sur Géraldo Thomasso (-60 kg), deux fois champions du monde en 2005 (combat) et en 2006 (assauts), et sur Anne-Jélina Begué, finaliste malheureuse des Mondiaux de 2012. Cependant, ces derniers se sont tous deux blessés en quart de finale. Brian François a lui échoué à une marche de la finale de sa catégorie. « Je suis quelque peu déçu puisque je m’attendais à beaucoup mieux qu’une demi-finale », a déclaré Brian François Fils.
Un avertissement qui coûte cher
Après une victoire et une défaite face à un Iranien et un Russe respectivement, Brian François Fils s’est retrouvé face à un Français en demi-finale. « Mon adversaire n’était pas tellement fort. C’était un combat très équilibré. J’aurai même pu gagner si je n’avais pas pris un avertissement. Mais bon, une médaille de bronze est toujours bonne à prendre. Au moins je ne retourne pas les mains vides », a-t-il indiqué. Brian François Fils a tenu à remercier tous ceux qui l’ont aidé, nommément l’entraîneur national, Kursley Visenjoue, les entraîneurs rodriguais Jean-François Roussety et son entraîneur de club à Grande Montagne, Sydney Jolicoeur. « Je remercie aussi ma famille pour son soutien, la fédération, le comité régional de Rodrigues, sans oublier mes partenaires d’entraînements à Maurice comme à Rodrigues », a-t-il fait ressortir.
Malgré cette défaite, Brian François Fils ne démord pas, puisqu’à 23 ans, il dit pouvoir progresser davantage, surtout avec l’expérience acquise au cours des compétitions de cette envergure. Son objectif est d’entamer, dès à présent, une longue préparation en vue des Championnats du monde de combat de 2019.« J’ai encore une belle marge de progrès, mais pour avancer, il faudra impérativement poursuivre le travail avec la même envie, le même sérieux et surtout la même détermination. Si tout se déroule selon les prévisions je pense être capable de faire beaucoup mieux qu’une médaille de bronze en 2019 », a-t-il souligné.
L’entraîneur national est lui d’avis que ses boxeurs auraient pu mieux faire, surtout s’il avait pu faire le déplacement en Croatie. Car il convient de souligner que Kursley Visenjoue avait préféré céder son billet d’avion au boxeur Géraldo Thomasso, faute de moyen. « Je pense que si j’étais présent, nous aurions pu mieux faire. Imaginez que Brian (Fils) et Olivier (Lafleur) ont boxé en même temps et que ce dernier n’avait personne pour lui donner des consignes. Certes, nous avions pu trouver au pied levé un entraîneur étranger pour le guider. Mais ce n’était pas évident quand on sait qu’il ne connait même pas les qualités d’Olivier », a-t-il fait remarquer.
Mondiaux d’assaut en 2018
Kursley Visenjoue a d’ailleurs ajouté qu’Olivier Lafleur a eu un combat compliqué justement face à un boxeur iranien. « L’adversaire a boxé n’importe comment, étant faible techniquement. Cela ne l’a pas vraiment aidé à développer sa boxe, mais Olivier a pu quand même s’imposer dans des conditions très difficiles », a-t-il souligné. Par la suite, Olivier Lafleur a perdu en quart de finale face à un Français. Géraldo Thomasso avait lui pris le meilleur d’un boxeur français avant de perdre face à un Russe, alors qu’Anne-Jélina Begué a perdu face à une Iranienne au cours d’un combat où elle s’est fracturée les pieds, selon l’entraîneur national.
Selon Kursley Visenjoue, la médaille de bronze de Brian François Fils est bonne à prendre surtout après tant d’effort et de sacrifice au cours de ces derniers mois. L’important, a-t-il précisé, et de continuer à travailler très dur, notamment en vue des Championnats du monde assauts de 2018 en France. « Je suis d’avis que si nous bénéficions de meilleures conditions de préparation et de participation, nos boxeurs feront beaucoup mieux qu’une médaille de bronze, l’année prochaine », a-t-il conclu.