À bientôt 29 ans, Pascal Telvar devient le plus jeune président de l’histoire de la boxe mauricienne. Bénéficiant de la confiance des autres membres du comité directeur à l’issue de l’assemblée générale élective tenue dimanche dernier à Vacoas, l’originaire de Riambel veut s’atteler à sa nouvelle tâche avec conviction et enthousiasme. Histoire d’offrir aux jeunes boxeurs ce qu’il n’a pu obtenir au cours de sa carrière de pugiliste.
Vers le milieu des années 1990, Pascal Telvar, alors au collège Imperial, découvre la boxe à travers le Trophée des Collèges. Prenant goût à cette discipline, il tente de s’illustrer au niveau national et atteint la finale de la catégorie -51 kg. Toutefois, il ne peut aspirer à viser plus haut. « J’avais énormément de problèmes pour me déplacer à Vacoas. Cela m’a gêné au cours de ma carrière. C’est pourquoi je ne veux pas que des jeunes connaissent le même sort. D’où une aide plus accrue envers les comités régionaux. »
Reste qu’au sein du comité régional de Savanne, celui qui est employé à son propre compte en tant que dessinateur peut dire sa fierté d’avoir guidé Donovan Gérie vers le titre national chez les -49 kg le mois dernier. Le même bonheur avait été atteint la saison dernière avec la consécration de Jonathan Ramchurn dans la catégorie -69 kg et qui de surcroît avait été désigné meilleur boxeur de la compétition. « C’est pourquoi la fédération doit apporter un soutien continu aux comités régionaux. Ces comités devront également obtenir l’apport de commanditaires, des municipalités ou des conseils de district pour l’organisation de leurs galas », ajoute-t-il.
Le défi majeur de cette saison demeure cependant l’organisation des championnats d’Afrique Elite à Maurice en septembre. « Tout le monde devra être impliqué dans cette entreprise. L’équipe organisationnelle devra être à la hauteur de la tâche, alors que les boxeurs devront bénéficier des frottements voulus pour justifier les espoirs placés en eux », souligne Pascal Telvar.
Disposé à faire montre d’enthousiasme dans cette mission qui lui a été confiée, ce dernier compte militer pour la présence plus accrue d’arbitres-juges. « Une commission d’arbitrage devra s’assurer que chaque région possède en son sein un minimum de cinq à six arbitres. Ce sera d’une aide appréciable, surtout lors de galas régionaux. »
Conscient de sa tâche et fort du soutien des autres membres du comité directeur, Pascal Telvar affirme que « personne ne sera laissé pour compte ». Il souhaite donc que les boxeurs, qu’importe leur catégorie d’âge, évoluent dans les meilleures conditions.