Même s’il a affiché la satisfaction au moment de la présentation de son bilan hier en fin de matinée, Rajiv Rajcoomar s’est tout de même élevé contre deux aspects, notamment l’instabilité des comités régionaux et le manque de soutien des pouvoirs publics.
Le président sortant de l’Association mauricienne de boxe (AMB) a insisté sur l’esprit d’initiative. Surtout dans le cadre de l’organisation de compétitions locales et la tenue des championnats d’Afrique Elite sur le sol mauricien cette saison. « Au cours de ces quatre prochaines années, nous aurons beaucoup d’objectifs à atteindre. Toutefois, ces objectifs ne pourront être réalisés exclusivement par la fédération. Il faudra un esprit d’initiative de tout un chacun », a-t-il fait ressortir.
Rajiv Rajcoomar s’est tout de même réjoui que la boxe s’est avérée la discipline la plus titrée ces dernières années, avec notamment la médaille olympique décrochée par Bruno Julie. « Nous avons apporté beaucoup d’innovations depuis 2009 et nous également brillé aux Jeux du Commonwealth, aux championnats du Commonwealth, aux Jeux de la Francophonie et lors des compétitions africaines. De plus, nous avons organisé les championnats d’Afrique en 2009, avec rien que deux mois de préparation. »
Il s’est dit tout de même déçu qu’aucun boxeur mauricien n’a pu se retrouver cette fois sur le podium olympique. « La préparation était différente en 2008. De plus, l’ambiance tendue entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Comité olympique mauricien n’a pas rendu l’atmosphère agréable. »
Si la participation aux championnats d’Afrique constituera l’occasion de rectifier le tir, le président sortant s’est déclaré en faveur d’une participation aux prochains championnats du monde au Kazakhstan en octobre et aux Jeux du Commonwealth en Écosse l’année prochaine. Six boxeurs et deux boxeuses pourraient effectuer le déplacement.
Si en début de séance le rapport 2011 du président avait été vite approuvé, celui du trésorier a donné lieu à quelques débats. L’aide apportée aux comités régionaux de même que le rôle du directeur technique national, Jean-Claude Nagloo, ont été au centre des discussions.