Les boxeurs qui ont pris part au tournoi Hope For Africa, tenu il y a un peu plus d’une semaine, à Gaborone, au Botswana, sont rentrés au pays dimanche avec deux médailles d’or grâce aux deux qualifiés olympiques que sont Olliver Lavigillante (-52 kg) et Richarno Colin (-64 kg). Après deux jours de repos, les boxeurs ont enchaîné mercredi avec une séance d’entraînement avant de couper jeudi pour reprendre vendredi. C’est cette semaine que les choses sérieuses commencent avec un travail intensif et ce, en amont du stage final de Cardiff au Pays de Galles (5 au 25 juillet) précédant les Jeux olympiques de Londres, en Angleterre (27 juillet–12 août).
Les boxeurs, surtout Olliver Lavigillante et Richarno Colin, ont eu deux séances d’entraînement moins intense au cours de la semaine écoulée. Il n’empêche qu’il fallait aussi rester dans la continuité après un cycle de trois semaines de travail intense. « A partir de cette semaine, nous allons rentrer dans le rythme à travers un travail intense. Nous enchaînerons avec deux séances d’entraînement quotidiennes jusqu’à notre départ pour Cardiff. Le travail qui sera entrepris pendant les quelques jours qui restent est important, car il permettra à nos deux boxeurs de supporter les 20 jours de stages à Cardiff. Cela dit, le travail ne sera pas si intense qu’on le pense puisque nos boxeurs devront avoir du jus avant de débarquer à Cardiff », a expliqué l’entraîneur national, Judex Bazile.
Ce stage, il convient de le souligner, est organisé par l’AIBA (Association internationale de Boxe) et est destiné aux qualifiés olympiques dont les fédérations ont des difficultés financières à préparer leurs boxeurs. C’est grâce aux démarches entreprises par le président de l’AMB (Association de Boxe Amateur), Rajiv Rajcoomar, lors de son récent déplacement aux Championnats du monde féminin, en Chine, que les deux boxeurs, accompagnés de Judex Bazile et du directeur technique national, Jean-Claude Nagloo, participeront à ce stage de très haut niveau.
Beaucoup de travail avec les gants
Mais pour que ce stage soit une réussite et profitable aux deux qualifiés mauriciens, il est très important que toutes les conditions soient réunies. C’est ainsi qu’il souhaite qu’il y ait un maximum de boxeurs chez les moins de 52 kg et 64 kg. Car des fois, a-t-il ajouté, on peut se retrouver avec très peu de boxeurs dans une catégorie et ce, même sur une cinquantaine de participants. « Pour être en mesure d’en tirer profit, il faut qu’il y ait six boxeurs par catégorie. Dans ces conditions, on pourra faire tourner et avoir différent style de boxe. J’estime aussi qu’il est important que nous ayons des boxeurs de qualité qui ne doivent pas être inférieurs mais non plus supérieurs à nous », a fait remarquer l’entraîneur national.
Lors des 20 jours restants à Cardiff, Judex Bazile a indiqué quel’emphase sera beaucoup mise sur les gants. Ce travail technico-tactique sera très important puisqu’il permettra aux boxeurs d’être en situation de compétition surtout avec la programmation des échanges avec des sparring partners. « Nos boxeurs auront la chance de travailler face à différents styles de boxeurs. Ce qui sera à leur avantage et leur permettra de se réadapter par rapport à leurs adversaires. Ce travail sera entrecoupé  de périodes de récupérations, de travail intensif et de vitesse d’exécution entre autres. Il y aura aussi des rectifications en commun et nous pensons aussi apporter des corrections à notre niveau à nos boxeurs », a expliqué Judex Bazile.
Pour en revenir au stage local qui débute demain, au centre national de boxe, à Vacoas, Judex Bazile, a souligné qu’un travail sera effectué, afin de permettre aux boxeurs de conserver leurs acquis. « L’emphase sera mise sur le port des gants. Nous travaillerons aussi sur la défense et le contre-attaque. Il ne faut surtout pas que lorsqu’on marque un point, l’adversaire parvient aussi à marquer. Car les points à Londres seront très chers. Cela fait que nous n’avons pas le droit à l’erreur », a-t-il dit.
D’autre part, une demande a été adressée auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports pour qu’un psychologue soit mis à la disposition des boxeurs lors de ces quelques jours de préparation locaux qui restent. Car l’aspect psychologique est très important dans cette préparation olympique. Un masseur travaillera également avec l’équipe dans le but de garder les boxeurs en forme après les séances de travail.
Par ailleurs, le président Rajiv Rajcoomar a indiqué que Olliver Lavigillante et Richarno Colin devaient participer à un stage de préparation en Algérie avant de mettre le cap sur Cardiff. Toutefois, a-t-il dit, aucune réponse n’a été obtenue malgré les sollicitations de la fédération locale. Ce qui fait, a-t-il ajouté, qu’un stage local a été organisé pour pallier  ce manque.