La handisportive Brandy Perrine, 19 ans, présélectionnée au sein de la Physically Handicapped Persons Sport Federation (PHYSFED), entame sa préparation foncière en vue des Jeux des îles de l’océan Indien 2019. Elle compte s’aligner dans l’épreuve du 1500 m en fauteuil (catégorie T54) et vise ni plus ni moins qu’une médaille d’or, comme ce fut le cas aux JIOI 2015 à La Réunion, qui constituaient son premier rendez-vous des îles.

Brandy Perrine, comment entamez-vous, à ce stade, la préparation en vue des JIOI 2019 ?

Je travaille beaucoup mon endurance, sans oublier la technique avec mes entraîneurs, au stade de Bambous. C’est très dur, surtout quand il faut gérer le sport et les études. En ce moment, je revois mes départs et j’observe ce que font les pointures mondiales dans ce domaine. Lors de chaque compétition internationale à laquelle j’ai participé, j’ai demandé des conseils aux athlètes de différentes nationalités concernant leur entraînement, entre autres. Cela m’aide beaucoup à avancer.

La concurrence pour ces Jeux est-elle une pression pendant la préparation ?

Je ne connais pas mes concurrentes, mais je sais qu’il y aura du haut niveau. Pour l’instant, j’ai plus de pression dans mes études avec les leçons particulières que je dois gérer en parallèle à mes jours d’entraînement. J’ai un plan de travail afin d’équilibrer les deux. Sinon, pour chaque compétition, je stresse surtout le jour décisif, principalement sur la ligne de départ.

D’où vient cette nouvelle passion pour le 1500 m en fauteuil ?

Quand je venais de commencer, j’étais assez timide et je n’osais pas. Il a fallu un temps d’adaptation, car le handisport était un tout nouveau monde pour moi. J’ai commencé par le 200m et le 400 m en fauteuil roulant. Par la suite, lors de quelques rencontres nationales, je me suis enregistrée pour les épreuves de 800 et 1500 m. Ce qui m’a vraiment fait craquer, c’est de voir les athlètes des autres pays lors des Grand Prix, à Dubaï par exemple, disputer le 1500 m. J’ai été séduite par cette épreuve de longue distance en fauteuil roulant. À mon retour, j’ai commencé à m’y mettre et j’ai l’impression que plus les entraînements sont durs, plus je développe cette passion, forgée par une grande volonté.

Quel sera votre objectif lors de ces Jeux que Maurice accueille l’année prochaine ?

La médaille d’or et évidemment un meilleur chrono au 1500m en fauteuil roulant. Actuellement, je tourne autour de 4 minutes. Pour moi, l’idéal serait de descendre mon chrono à 3’40. Je sais que ce sera très difficile, mais pas impossible. Si je parviens à réaliser cela pour les JIOI 2019, ce serait un rêve accompli.

En dehors de vos désirs d’athlète, qu’elles sont vos ambitions en tant que jeune étudiante ?

L’informatique est un domaine qui me tient à cœur, en particulier tout ce qui touche au programming. J’ai eu l’occasion d’assister à un cours offert par l’université de Maurice pendant mes vacances et cela m’a beaucoup plu. Je pense vraiment m’orienter vers ce métier, mais il faudra réussir toutes mes classes.