Kushal Dev Aleear, un enseignant qui avait été arrêté il y a deux semaines pour avoir, selon la charge provisoire que la police a logée contre lui, « caused child to be sexually abused », a fait une demande de remise en liberté sous caution. Sa motion a été débattue hier à la Bail and Remand Court présidée par le magistrat Seebaluck.
Me Ashley Hurranghee était l’avocat du suspect, alors que le SLO était représenté par Me Medaven Armoogum. Celui-ci a rappelé que la police a reçu trois plaintes de la part des élèves de l’enseignant, qui travaille dans un collège de Mahébourg. Au moment de son interpellation, a indiqué l’avocat, le suspect n’a pas donné son adresse résidentielle exacte. Toutefois, en se rendant dans une chambre dont il dispose chez ses proches, les enquêteurs ont saisi un laptop, un téléphone portable et des sex toys.
L’avocat trouve que si le suspect est relâché, l’enquête, qui n’est pas encore bouclée, risque d’être perturbée par des interférences qu’il pourraient causer, notamment auprès de celles qui ont rapporté l’affaire à la police ou encore des autres élèves qui, par peur, hésitent toujours à venir vers la police. « Même l’enquête sur le laptop et le portable est toujours en cours », a ajouté Me Armoogum.
De son côté, Me Hurranghee a insisté sur le fait que rien n’a pu établir que l’enquête  de la police pourrait être entravée si son client était remis en liberté. Au sujets des objets utilisés lors des jeux sexuels, il n’y a rien qui permet de dire que l’enseignant, qui a démissionné de son poste depuis son arrestation, les aurait utilisés sur les élèves. Il a clos son intervention en affirmant qu’il n’y a « no element of inducing ».
C’est la deuxième affaire dans laquelle le suspect a été arrêté et dut se présenter devant la cour de Mahébourg, pour infraction à la Telecommunications Act. Il a bénéficié d’une remise en liberté conditionnelle contre une caution de Rs 3 000 et un engagement de Rs 30 000. Cela s’était passé en 2008, et le procès logé par la suite est toujours en suspens devant la Cour intermédiaire. Dans ce cas, il a été dénoncé par une collègue pour « harassment ».