Une cinquantaine de groupes de musique qui évolueront sur cinq scènes musicales différentes, 300m2 de marché d’art et d’artisanat, des ateliers et des formations créatives, écologiques et de bien-être. Et les autres arts, allant de la peinture à la sculpture, en passant par la danse, le théâtre et la photographie. The bridge Tamarin Eco-arts Festival est un festival mauricien, alliant art et écologie dont la première édition se tiendra sur quatre sites différents à Tamarin les 2,3, et 4 octobre prochain. Organisé par le Groupe Trimetys, cet événement qui bénéficie notamment du soutien de la Mauritius Commercial Bank (MCB), sera un moment de fête, de partage, et d’interactivité, guidé par une prise de conscience écologique.
«Comme son nom l’indique, le but de “The Bridge” est de créer un pont symbolique, de connecter ces deux disciplines que sont l’art et l’écologie, de connecter les Mauriciens au concept de l’écologie, de favoriser leur ouverture à la créativité. C’est dans une démarche créative et ingénieuse que le festival sera façonné, où l’art — discipline apte à former une sensibilité — agira en tant que véhicule pour sensibiliser le public sur les solutions durables», a déclaré M. Jayeen Jhuboo, directeur du festival lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Cap Tamarin en présence du ministre des Arts et de la Culture Dan Baboo, de Sébastien Sauvage, project manager et d’Antony Withers, Chief Executive de la MCB.
Pour organiser cet événement, Tamarin, connu pour être un nid d’artistes, a été désigné lieu de prédilection. L’osmose écologie-art a déjà pris forme en amont du festival. C’est sous la supervision d’Armand Gachet et Françoise Gachet, directeurs artistiques du festival, et son équipe, que l’élaboration des décors à partir de déchets (upcycling) a déjà commencée. Armand Gachet initie les bénévoles au « upcycling », où des objets récupérés sont transformés en oeuvres artistiques. Un centre de tri, surnommé Rex (Re-use extravanganza), a été aménagé à l’entrée du Head Office de Trimetys, où l’on trouve objets de toutes sortes, susceptibles de servir d’éléments de décor. A ce jour, ils sont plus d’une centaine de volontaires à venir prêter main-forte à la réalisation du festival. 
La place de l’Homme dans la nature
L’équipe chargée du département écologique du festival, Zoë Rozar et Maja Zidov, sont responsables de donner une orientation écologique au festival, en s’assurant que ces objectifs soient conformes aux qualités internationales. L’accent sera mis sur la conscientisation de la place de l’Homme dans la nature. Ainsi, des activités tels que le “Garden Village” — inspiré de la permaculture, le “NGO Challenge” — rassemblant plus d’une dizaine d’ONG, et des activités enrichissantes de sensibilisation sur la richesse des écosystèmes terrestres et marins seront au programme. Le public pourra également découvrir le vélo-cinéma, et participer au “Eco House Challenge”, entre autres. En ligne avec le concept du festival, des “Green Walls” serviront de murs sur les différents sites.
Le ministre Dan Baboo a quant à lui déclaré que son ministère est fier de s’associer à un tel événement. “Ce ‘green festival’, événement d’un nouveau genre à Maurice, va d’une part permettre de stimuler encore plus la conscience écologique, de minimiser les dégâts causés à la nature et à l’environnement. Et d’autre part, sera un véritable “melting pot” d’artistes locaux et internationaux, créant une atmosphère de rêve et de passion. Pour moi, ce festival aura un impact social et économique très positif”, dit-il.
Un Art, Craft & Farmers Market
The Bridge Tamarin Eco-Arts Festival ce sera aussi un Art, Craft & Farmers Market de 300m? (marché d’art et d’artisanat, produits organiques, home-made products), une cinquantaine d’artistes, plus d’une dizaine de spots de démonstration sur l’art de vivre écologique, des expositions (peinture, photographie, sculpture, mode, audiovisuel) ; ainsi que plus d’une soixantaine de représentations, notamment du live painting, du street art, de la danse, du théâtre de rue,  exposition vivante, l’expression corporelle, et le slam, parmi d’autres. Un carnaval aura lieu durant le festival, où les enfants ainsi que le grand public pourront participer à un rallye, accompagnés de percussionnistes et de danseurs. Au summum de l’interaction, les plus audacieux auront droit à des sessions de « battle art », où le public sera le jury. Un stand végétarien et non-végétarien, ainsi qu’un village des musiciens, un stand d’information, une zone familles et des giant games seront aménagés pour accueillir le public dans les meilleures conditions. Par la même occasion, le festival fera également office de manifestations musicales en tous genres hors pair – une première à Maurice. Pour se faire, cinq scènes seront mises en place, dont une scène principale à Riverland, et quatre autres secondaires, notamment au Big Willy’s, La Place Cap Tamarin, une petite scène à Riverland, et à Baie-de-Tamarin. A savoir que la scène de La Place Cap Tamarin — baptisée « hybride » — opérera exclusivement à l’énergie solaire en journée. Or, le festival assurera une cinquantaine de concerts sur les trois jours, regroupant une pléiade d’artistes locaux, ainsi que des groupes de musique de la région et d’Europe. Les billets seront disponibles à partir du 10 août sur le réseau Otayo à Rs 500 par jour, ou Rs 1200 pour 3 jours pour les adultes. Le tarif enfant (-15) sera Rs 250 par jour, soit Rs 500 pour 3 jours. A titre d’information, The Bridge Tamarin Eco-Arts Festival collabore avec les partenaires suivants: la MCB en tant que sponsor platinum, Impact Production Group, Damoo Sound & Music, Omnibox, DB Vision, DB Design & Concept, United Basalt Products Ltd, Flower Ad, Sotravic, Charles Telfair Institute, Fashion & Design Institute, Endjoy, Island Brush Company, Nomad Coop. Le festival a tout aussi bien le support du ministère de l’Environnement, du Développement durable, de la Gestion des catastrophes et des plages, et du Ministère des Arts et de la Culture. 
The Bridge Tamarin Eco-Art Festival est aussi assisté par des professionnels et des bénévoles — des étudiants du Charles Telfair Institute, de l’Université de Maurice, l’Université des Mascareignes, du MGI, du Fashion & Design Institute, ainsi que près de 200 enfants de 4 écoles de la région de Tamarin.