Prakash Seewoosungkur, Head of Pensions de la Financial Services Commission (FSC), a été entendu par la Commission d’enquête présidée par l’ex-juge Bushan Domah. Il avait été assigné comme “team leader” pour gérer la période de crise lors du démantèlement de la BAI. Ce cadre du régulateur financier devait toutefois soutenir que ses attributions ont pris fin après la vente des actions de la BAI au sein de Britam Kenya. Bushan Domah, jugeant qu’il « n’a pas été assez éclairé » par le Head of Pensions de la FSC, devait demander la convocation de l’ancien Acting CEO de la FSC, Padassery Kuriachen, ce dernier ayant été en poste lors de ces transactions.
Prakash Seewoosunkur était accompagné hier de ses hommes de loi, Mes Désiré Basset, Senior Counsel, et Nandraj Patten, lors de son audition. Il a été question du principe de confidentialité sur les éléments d’informations présentés devant la commission. Le juge Bushan Domah a par ailleurs prononcé son Ruling, statuant que des éléments d’informations sont d’intérêt public alors que certains « devront être protégés » en raison du principe de confidentialité selon les dispositions de la loi. « The commission of enquiry will be public to the extent that the law permits », a soutenu le juge.
Prakash Seewoosunkur devait alors indiquer, lors de son audition, qu’il était à la tête d’une équipe responsable de gérer la crise après-BAI. « Cette équipe avait été mise sur pied pour assister l’Acting Chief Executive de la FSC et faire des follow-ups. On ne prenait pas de décision, cette tâche était réservée au Conseil d’administration », a-t-il expliqué. Prakash Seewoosunkur interrogé par un des assesseurs, Sattar Hajee Abdoula, sur le rôle de cette équipe dans la vente des actions, a soutenu qu’il « recevait des instructions » du Conseil d’administration et qu’il « ne faisait pas de recommandations » pour la vente des actions. « Toutes les évaluations pour les offres avaient été faites par le Special Administrator, en consultation avec le board ». Prakash Seewoosunkur a rappelé que l’accord pour la vente des actions de la BAI au sein de Britam Holdings Ltd avait été finalisé le 6 novembre 2015, et qu’après cela « la FSC n’était plus impliquée » dans quelconque transaction. « Our role stopped at the point when shares were disposed », soutient-il.
Le juge Domah, qui voulait obtenir plus d’éclairage de la FSC, a demandé que l’ex-Acting CEO de la FSC, Padassery Kuriachen, soit entendu. Ce dernier occupait ce poste lors des transactions pour la vente d’actions. Toutefois, depuis le 14 juillet dernier, il a été remplacé à la tête de la FSC par Harvesh Seegoolam. Le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, lui, dépose devant la commission d’enquête aujourd’hui. Il avait été ministre des Finances à l’époque où les actions de la BAI avaient été vendues.