Accessible, pratique et peu coûteuse, la broderie offre des milliers de possibilités de décoration. Si elle est peu connue chez certaines, pour d’autres, c’est un art contemporain. Nous partons cette semaine à la rencontre de Christine Jhoolun, qui nous dévoile sa passion pour la broderie.
Ayant fait de sa passion son métier, Christine a su se faire connaître, un peu « de fil en aiguille », dans ce domaine. Tout sourire, cette habitante de Curepipe nous parle de sa passion. « Je me suis toujours intéressée à la broderie. À l’âge de 12 ans, j’ai commencé à assister la patronne de ma maman, qui était déjà dans ce secteur. Voyant que j’aimais cela, elle m’a alors tout appris. Doucement, j’ai commencé à aider à l’atelier. Aujourd’hui, je travaille à mon propre compte », explique Christine. La broderie, pour elle, est tout un art. Avec de l’expérience, elle a pu se perfectionner et confectionne aujourd’hui des pièces uniques pour ses clientes. Des « linges de maison » aux vêtements, Christine manie avec aise ses aiguilles : « On prend beaucoup de temps avant de maîtriser la broderie, mais j’aime tellement le faire que le temps d’apprentissage ne m’a pas paru très long. J’ai voulu me lancer très vite dans ce domaine. Quand je me suis mariée, j’ai arrêté mon métier pour me consacrer à ma famille, mais comme les clients continuaient à réclamer mes services, j’ai alors repris », nous confit-elle, avant d’ajouter : « Je suis très méticuleuse. Il est très important pour moi que mon travail soit parfait. Lorsque je brode, je fais attention à ce que l’arrière de la broderie ne soit pas en désordre et que les fils ne s’emmêlent pas. Il faut aussi que les motifs soient réguliers, raison pour laquelle je calcule le nombre d’espaces qu’il y a entre chaque dessin. Et je respecte cet écart sur tout mon plan de travail. Aujourd’hui, je peux facilement rendre une commande en quelques jours. »
S’agissant des commandes justement, les Mauriciennes actuelles ont des préférences. « À Maurice, les draps de noce sont très demandés. De nos jours, les femmes veulent décorer leur intérieur avec des linges de maison uniques et personnalisés au niveau du design, des couleurs et du style. Les vêtements brodés sont aussi très recherchés, surtout sur les robes de mariées, sur lesquelles il est possible de faire énormément de broderies », relate la Curepipienne. Par ailleurs, cette passionnée de broderie soutient qu’elle aimerait bien proposer des cours aux jeunes intéressés. « Si un jour l’occasion se présente, je me vois bien transmettre cette passion aux jeunes, car au fil du temps, la broderie risque de se faire rare. De nos jours, il est très difficile de trouver des gens qui font encore la broderie à la main. En plus, c’est comme une thérapie, c’est très déstressant. Mais il faut aussi beaucoup de patience », conclut Christine. Si vous êtes tentées de garnir vos armoires de linges brodés, il ne vous reste plus qu’à vous rendre à Curepipe, rue Leclezio, et de vous laisser guider par les conseils de Christine.