De nouveaux développements sont intervenus à la mi-journée dans l’enquête du Central CID au sujet d’actes de brutalités policières allégués sur la personne d’Iqbal Toofany, âgé de 42 ans et habitant Vacoas, décédé alors qu’il était sous responsabilité policière le 1er mars dernier au poste de police de Rivière-Noire. Le sergent Parsand et les constables Laboudeuse, Ragoo, Gaiqui et Nouma, inculpés provisoirement du délit de “torture by public official”, ont été convoqués d’urgence au Central CID et s’ils ne se présentent pas dans un délai minimal, ils courent le risque d’une arrestation. Cette décision a été prise en vue de rouvrir cette enquête policière à la lumière d’un affidavit accablant juré hier par un “Star Witness”, qui a été témoin des scènes de violences sur cet habitant de Vacoas. Me Samad Goolamally, qui représente les intérêts des policiers suspects, est intervenu pour que la déposition du Star Witness précède la nouvelle convocation des policiers.
Hier après-midi, ledit témoin – accompagné de Mes Assad Peeroo et de l’avoué Kaviraj Bokhoree – a déposé son affidavit et consigné une déposition formelle à la Commission nationale des Droits de l’Homme. Ce matin, le Central CID s’apprêtait à procéder à l’audition de ce Star Witness et à initier une parade d’identification. Une reconstitution des faits pourrait également être au programme de travail du central CID.
L’habitant de Rivière-Noire est venu de l’avant pour déclarer qu’il a entendu Iqbal Toofany hurlé le 1er mars « Pa batte mwa ! Mo pa fine kokin ». Et d’ajouter que le sergent Gaiquin lui aurait dit : « Mo finn trap enn couyon ki finn cokin loto. A fors monn batt li, mo lame inn vinn rouz, li pa le dir mem. »
Ce jour-là, Iqbal Toofany, âgé de 42 ans, habitant Vacoas, qui avait été arrêté lors d’un contrôle policier, a trouvé la mort alors qu’il était “under police custody”. Dans l’affidavit, il affirme que ce soir-là, il travaillait comme agent de sécurité sur un site de construction à côté du poste de police de Rivière-Noire. D’abord, il avait croisé le sergent Gaiqui, qui fumait une cigarette. C’est alors que lors de la conversation, le policier aurait déclaré : « Mo finn trap enn couyon ki finn cokin loto. A fors monn batt li, mo lame inn vinn rouz, li pa le dir mem. »?Le policier avait montré au témoin sa main, qui était effectivement devenue rouge. Ensuite, il est retourné au poste de police. Par la suite, le témoin devait entendre des protestations : « Pa batte mwa ! Mo pa fine kokin ! » Il devait se rapprocher du mur séparant le site de travail et le poste de police. Il devait alors voir quatre policiers agressant un homme. « So latet ti pe alle vini ek li ti pe gagn batte », devait ajouter ce témoin oculaire. A un certain, moment, il a entendu : « Si to pas dire nou, pou touye twa. »?Vers 5h du matin, le Star Witness a vu les policiers transportant un homme « kuma ene zanimo » pour le placer dans un véhicule de la police. Vers 10h, le décès d’Iqbal Toofany était constaté alors qu’il était admis aux urgences du Princess Margaret Orthopaedic Centre. Affaire à suivre…