Malgré l’absence d’un Substantive Minister aux Finances ces derniers jours, le mécanisme pour les préparatifs en vue de la présentation du Budget 2012 vers la fin d’octobre prochain a été enclenché. La Circular No 7 de 2011 du ministère des Finances, portant la référence CF/PBB/PREP/2012, en date du 3 août et portant la signature du secrétaire financier, Ali Michael Mansoor, définit les paramètres et les contraintes imposées aux ministères et départements pour le prochain exercice financier. Cette correspondance adressée aux chefs de Cabinet et Accounting Officers, qui est disponible sur le website des Finances depuis la fin de la semaine, est teintée de pessimisme et souligne l’urgence de la poursuite de la politique d’ajustement économique. Avec le calendrier établi, tous les ministères et départements devront soumettre au plus tard le 29 août leurs Programme-Based Budget (PBB) Proposals pour les trois prochains exercices financiers, soit 2012, 2013 et 2014.
Cette lettre-circulaire définit également le cadre global dans lequel le Budget 2012 sera élaboré qu’importe la configuration politique qui se dessine dans le sillage des secousses ébranlant l’Alliance de l’Avenir. La situation économique sur le plan international, en particulier la crise affectant les différentes économies de l’Euro Zone et la décision de rétrograder le Rating des Etats-Unis d’un Triple A à un Double A, pèsera de tout son poids dans l’approche économique et budgétaire qui sera adoptée en vue de permettre à Maurice de se maintenir Ahead of the Curve, expression si chère au gouverneur de la Banque de Maurice, Manou Bheenick.
Même si l’analyse du secrétaire financier sur le macro economic context remonte avant le coup du Downgrading de l’économie américaine, les indicateurs étaient déjà au rouge avec des répercussions conséquentes pour Maurice. « In its most recent assessment, the IMF has indicated that under a scenario of no shocks from the Euro-Zone or US debt default, the global recovery will grow by 4,3% in 2011 and 4,5% in 2012. However, the IMF has stressed that increasing risks arising from weaknesses in the US, Japan, and in Euro economies would adversely impact on those growth projections, and some major country projections have already been subject to downward revision », note Ali Michael Mansoor.