En vue de l’exercice budgétaire de 2013, les consultations entre le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, et les acteurs des principaux secteurs d’activités ont débuté hier après-midi avec la convocation des représentants des confédérations et fédérations syndicales à l’Hôtel du Gouvernement. Cette séance s’est déroulée en présence du ministre du Travail et des relations industrielles, Shakeel Mohamed, et de Suren Dayal, Acting Minister de la Fonction publique. À ce stade, les principales propositions syndicales gravitent autour d’un salaire minimal, l’emploi, la révision des lois du travail, l’exemption sur le revenu et la politique de privatisation.
Les informations disponibles de source syndicale indiquent que hier après-midi le Grand argentier a tout d’abord brossé un tableau de la situation à Maurice avant de faire comprendre que les préoccupations du gouvernement, aussi bien que celles des syndicalistes, sont entre autres l’emploi et le salaire. La suite de la rencontre devait être axée sur des échanges de points de vues dans la conjoncture et sur les possibilités de tenir de nouvelles réunions sous peu. « C’est un bon début en marge du budget avec cette convocation pour discuter sur nos propositions. Nous souhaitons que nos points de vues soient pris en considération », explique en substance le président de la Confederation of Free Trade Unions, Radakrishna Sadien, qui a abordé les points tels la création d’une agence nationale de l’emploi, un plan d’ensemble pour la Corporate Social Responsibility, la révision de la politique de privatisation et la signature du Decent Work Country Programme avec un salaire minimal.
De son côté, la Federation des Syndicats du Secteur Public avec comme président Rashid Imrith, a proposé que le seuil d’exemption sur le revenu soit révisé à la hausse compte tenu de l’augmentation prévisible de la rémunération des employés du secteur public par le Pay Research Bureau. « It is requested that the Income Exemption Threshold should be revised to the increase to fulfil the promise made by the Prime Minister on 01 May 2005 to the effect that those drawing a monthly salary of Rs 25,000 will be exempted from paying income tax ! », indique la Fédération des Syndicats du Secteur Public. Rashid Imrith propose aussi un allégement fiscal sur le revenu pour les personnes âgées dépendantes. « An elderly parent under the responsibility of an individual be included as a dependent for the purpose of Income exemption threshold. C’est la politique du gouvernement que d’encourager les familles à s’occuper de leurs parents et des personnes âgées. Des allégements fiscaux pour les parents à charge peuvent contribuer largement à atteindre cet objectif. Et il serait fort louable de les réintroduire dans notre système fiscal », souligne Rashid Imrith. Par ailleurs, la Fédération des Syndicats du Secteur Public propose la réintroduction de l’allégement fiscal pour les frais médicaux et que la taxe sur le remboursement des congés de maladie non utilisés soit abolie.
Pour sa part, le président du National Trade Union Congress (NTUC), Toolsyraj Benydin, propose la mise en oeuvre d’un mécanisme dynamique en vue de contrôler les dépenses de l’État à la lumière du rapport de l’Audit. Toolsyraj Benydin a aussi fait ressortir que le gouvernement devrait désormais posséder ses propres bâtiments pour abriter les services de la Fonction publique au lieu de s’engager dans des locations. De meilleures conditions d’emploi avec la révision des lois du travail, l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act, ainsi que la vulgarisation de Green Jobs figuraient également sur la liste de propositions de la NTUC.
Selon le calendrier établi, les prochaines consultations sont prévues à partir de la deuxième semaine de septembre avec les représentants des petites et moyennes entreprises, les petits planteurs, les opérateurs du secteur touristique, ceux du secteur des TIC, les fondations CSR, la Mauritius Bankers’ Association, le Joint Economic Council, les représentants du secteur de la construction et les opérateurs du secteur des services financiers.