Le Mauritius Labour Congress (MLC) a fait état hier de ses propositions budgétaires pour l’année 2012/2013 à Xavier-Luc Duval, le VPM et ministre des finances. Outre le remboursement de la taxe, la mise en place d’un nouveau modèle économique et d’une réforme dans le secteur de l’éducation était à l’agenda. Concernant la compensation salariale, son président Haniff Peerun considère qu’une compensation de Rs 750 et un salaire minimum de Rs 15 000 aideront les Mauriciens à voir le bout du tunnel.
« Taking into consideration the vulnerability of low and medium income learners, we are proposing that for the first Rs 50 000, taxable amount be 5 % ; for the next Rs 50 000, a rate of 10 % and for the remaining 15 % », a lancé Haniff Peerun, président du MLC hier lors d’un point de presse au siège du syndicat, rue de la Faye à Port-Louis. Parmi les autres propositions, M. Peerun a demandé la réintroduction de l’exemption de la taxe « for elderly dependent relatives as it was in the past ». Le MLC demande également que la contribution du National Pension Fund (NPF) par les ménages soit retenue à la source on « tax payable ».
Parmi ses propositions budgétaires, le MLC a accordé une grande place au dossier de l’éducation. Dans le but de soulager les familles mauriciennes et d’empêcher la pauvreté de gagner du terrain, le MLC estime que chaque enfant de l’école primaire devrait recevoir un repas chaud tous les jours. « Cette initiative marche à merveille avec les enfants des écoles ZEP (zone d’éducation prioritaire). Pourquoi ne pas l’étendre à toutes les écoles de l’île ? Le gouvernement devrait penser à faire provision dans ce sens », dir M. Peerun. « Ena zanfan pe al lekol ek dipin sek. Ena pe atann dipin ki gagne dan lekol pou ki zot manze ».
Le MLC souhaite également que les subventions pour les examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) soient réintroduites et que le système de transport gratuit soit revu afin que les étudiants aient priorité. « Ena zanfan lekol bis na pa pran zot et zot rant tar dan klas ». Concernant le secteur de la technologie, le MLC demande la démocratisation de l’accès à l’internet et propose qu’un pre-job training soit accordé aux universitaires et nouveaux détenteurs du SC et du HSC. « Gouvernman bizin interes zot a bann aspirasion bann zeness. Bizin kone ki zot pe rode ek ki bann aktivite ki zot anvi gagne », a-t-il soutenu en parlant principalement des opérations des centres de jeunesse à travers l’île. Le MLC a également pointé du doigt les droits des consommateurs, qui ne seraient pas respectés. Parmi les propositions : la mise en place d’un Corporate Social Responsibility (CSR) Fund qui serait géré conjointement par le patronat, le gouvernement et le mouvement syndical. Selon Haniff Peerun, diverses firmes ont mis en place leurs propres ONG afin de contourner cette nouvelle mesure du gouvernement. « Ce serait un excellent moyen de canaliser tous les fonds », estime le président du MLC.
Concernant la compensation salariale, M. Peerun considère que « Moris bizin tourn li ver enn nouvo modèle ekonomik. Li bizin plas le Morisien o sin bann developman ». D’où, selon lui, l’importance de respecter les notions de travail décent et salaire décent. Parlant de la crise économique et surtout de la perte du pouvoir d’achat des Mauriciens, l’intervenant est d’avis qu’une compensation de Rs 750 devrait être accordée aux employés des divers secteurs, indépendamment de leur salaire de base. « Le gouvernement devrait fixer le salaire minimal à Rs 15 000 », a-t-il soutenu.