En prévision de l’exercice budgétaire du 8 novembre, un Joint Working Committee s’est tenu aujourd’hui à la Mauritius Tourism Promotion Authority, regroupant notamment les opérateurs de l’industrie touristique, le ministre Michaël Sik Yuen et la présidente de la Commission de la démocratisation de l’économie Nita Deerpalsing. L’occasion pour le président de l’Association of Tourist Operators (ATO) Chetraj Jhurry de plaider pour que « l’État prenne en considération certains critères afin que les opérateurs touristiques deviennent plus performants ». Réagissant aux propos d’un membre de l’ATO, le ministre Sik Yuen a estimé qu’il est « totalement faux de dire que le concept ‘All Inclusive’, pratiqué par les hôtels, tue les restaurants ». Il a encouragé les opérateurs à faire preuve d’innovation, ajoutant que le tourisme est « dans la bonne direction », avec une croissance de 9,9% du 1er au 27 octobre en comparaison à la même période l’an dernier.
Un Joint Working Committee s’est tenu aujourd’hui à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA). Étaient présents les opérateurs du secteur, le ministre du Tourisme Michaël Sik Yuen et la présidente de la Commission de la démocratisation de l’économie Nita Deerpalsing, entre autres. Cet atelier, qui avait pour modératrice Roubina Juwaheer – Associate Professor en marketing et tourisme à l’Université de Maurice – était l’occasion pour les opérateurs touristiques d’émettre des suggestions devant être recommandées au ministre des Finances en prévision du prochain exercice budgétaire. Au programme : discussions autour des stratégies de marketing les plus performantes et types de stratégies dont ont besoin les PME.
Pour le Pr Juwaheer, les PME ont un rôle clé à jouer dans l’industrie du tourisme. « Nous avons beaucoup à faire. Le Sri Lanka a des stratégies touristiques formidables et je pense que c’est la voie à suivre pour l’Association of Tourist Operators (ATO) », devait-elle indiquer.
Pour l’ATO, le but consistait à présenter un plan intégré et de voir de quelle manière la MTPA peut l’aider. Il était aussi question de la discussion de stratégies promotionnelles de même que des facilités financières et autres outils visant à augmenter la compétitivité. Le président de l’ATO a par ailleurs souligné qu’un « regulatory framework dynamique est nécessaire  » étant donné l’augmentation considérable du nombre d’opérateurs à Maurice.
Le ministre Sik Yuen a pour sa part vu dans cette rencontre une occasion de synchroniser les efforts de l’ATO et du tourisme en vue de converger dans une même direction. « Si le gouvernement va dans une direction et vous dans une autre, ce ne sera pas bon pour l’industrie », a-t-il estimé. Un des opérateurs devait exprimer un des problèmes rencontrés par ses pairs, en l’occurrence le coût de la location des terres, qui est « le même pour les petits et gros opérateurs ». Le ministre a répondu qu’il faudrait « venir avec une politique pour les PME ». Le même opérateur devait évoquer avec le ministre la question de « sept restaurants, qui ont fermé leurs portes à Flacq », attribuant ces fermetures au concept ‘All Inclusive’, ce dernier ayant pour conséquence, selon lui, que « les touristes ne sortent pas de leurs hôtels ». Michaël Sik Yuen n’est cependant pas d’accord avec cette perception : « 19% des touristes à Maurice partent en “All Inclusive”. Les 81 % restants sortent et même ceux étant en “All Inclusive” sortent. » Selon le ministre, il ne faut pas se contenter de trouver des raisons à ces échecs. « Même de notre côté, nous nous adaptons. On a mis l’accent sur la diversification. Par exemple, les arrivées du Moyen-Orient étaient de 5 000 seulement en 2012. Aujourd’hui, on a dépassé les 10 000. On cherche de nouveaux marchés. Le mois prochain, il y aura des road shows au Moyen-Orient. »