« Le Budget n’a pas fait mention des Special Education Needs (SEN) Schools. Il y a eu quelques mesures concernant les personnes avec handicap, ce qui est positif, mais ces écoles ont été oubliées. J’en suis vraiment étonné », affirme Armoogum Parsuramen, ancien ministre de l’Éducation, et conseiller de la Federation of SEN Associations (FSA).
La FAS, indique Armoogum Parsuramen, a envoyé un mémorandum le 4 octobre dernier au ministère de l’Éducation, soulignant que ces écoles « are facing severe financial problems and are on the verge of closure ». « Nous n’avons reçu aucun accusé de réception », dit-il. « Hier, j’ai assisté en tant qu’observateur à la réunion de l’APEIM qui a décidé de fermer ses écoles. Je suis très préoccupé par cela. J’ai vu une dame qui avait les larmes aux yeux en se posant des questions sur le sort de son enfant. Parfois, on entend des critiques mais moi, je vois le fond des choses. Combien d’années l’APEIM est-elle à travailler pour les enfants avec handicap mental ? Elle ne réclame aucun frais de ses élèves et offre des cours gratuitement sans compter toutes les facilités qu’elle propose. J’avais l’espoir que le gouvernement en prendrait note. À présent, je ne sais pas quelles sont les mesures que l’on va prendre pour ces enfants. Je suis préoccupé qu’on n’ait pas fait mention des SEN Schools se trouvant dans des situations très difficiles. La FSA est disposée à avoir un dialogue avec le ministère de l’Éducation pour voir ce que l’on peut faire. Il y a des choses urgentes à faire et je demande au gouvernement d’ouvrir le dialogue. Je suis déçu », poursuit l’ancien ministre de l’Éducation.
« Le Budget parle des enfants de Form IV et Form V qui auront des tablettes, d’autres infrastructures dans le domaine de l’éducation mais on ne parle pas des enseignants des écoles SEN. Ce sont les seuls exclus de l’éducation et ce n’est pas correct. Je ne fais pas de politique mais c’est purement sur le plan des droits fondamentaux et en tant qu’ancien ministre de l’Éducation que je mène cette lutte. Ce secteur concerne 1 500 à 2 000 élèves. Ce n’est pas énorme », dit-il encore. « Avec la FSA, on prévoit une réunion ce samedi. Je lance un appel une fois encore au sens d’humanisme du Premier ministre puisque les ministres de l’Éducation et des Finances n’ont même pas accusé réception de notre mémorandum. Le Premier ministre a pris pas mal de mesures dans l’Éducation. Il n’y a que ce secteur qui reste à être considéré et il faut le faire dans le budget courant. C’est possible. Je suis disposé à partager mes conseils. Je demande également à tous les parlementaires – à qui je ferai parvenir une copie du mémorandum – d’apporter leur contribution dans un esprit non partisan. Il faudrait trouver une façon stratégique pour que tous les ministères concernés – éducation, finances, sécurité sociale – mettent sur pied un comité pour le développement d’une stratégie nationale pour ces écoles. On ne demande pas de faveur, pas de sympathie mais le respect des droits fondamentaux de ces jeunes ».