Les enjeux du moment sur le front du développement socio-économique exigent que nous puissions « voir loin et regarder de près » ; en d’autres mots avoir une vision et aussi la stratégie pour la concrétiser tout en remédiant aux problèmes immédiats. A la lumière du discours du budget, tant dans la forme que dans le fond, on peut se demander si le budget 2014 réussira à relever le défi d’articuler vision et stratégie après avoir identifié les mesures et initiatives pour résoudre les problèmes du court, moyen et long termes ?
Visiblement non. Ceci dit, on ne peut nier une ambition certaine, des intentions louables, une recherche de cohérence globale entre les grandes orientations – « High Income Country », MID, démocratisation de l’économie etc. Mais comme l’a fait remarquer certains observateurs et analystes, le budget 2014 souffre d’un manque de fondations et ne contient pas de mesures pour les problèmes pressants de la croissance, de l’investissement, de l’endettement, du chômage et de la précarité.
Disons le clairement : le discours du budget 2014 ne s’est pas contenté d’être un exercice comptable. Il voulait s’inscrire à la fois dans une philosophie de développement et une politique économique tout en trouvant des réponses à certains problèmes qui ont défrayé la chronique – transport public, énergies, eau pour ne citer que ceux-là. Selon les mots même de Xavier-Luc Duval, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, le budget a voulu tout couvrir et n’a voulu oublier personne. On voit l’empreinte de Dev Manraj !